(2 juillet 1797).
_Au directoire exécutif._
Je vous envoie différentes notes qui nous ont été remises par MM. les
plénipotentiaires de l'empereur; ils sont parus pour Udine, où le
général Clarke va se rendre: je m'y rendrai dès l'instant que les
susdits plénipotentiaires auront reçu les pouvoirs et les instructions
pour la paix définitive.
Je ne sais à quoi attribuer, si ce n'est à la situation intérieure de la
France, les longueurs que l'empereur porte dans la négociation.
J'ignore quand ces messieurs se décideront; mais il me semble que l'on
cherche à allonger. L'empereur se comporte comme s'il ne voulait plus la
paix; son état militaire augmente, et il fait faire des têtes de pont
sur toutes les rivières, telles que la Save et la Drave.
Je vous envoie aussi copie de la lettre que m'écrit la république des
Grisons, et celle de ma réponse.
La Valteline est en pleine insurrection, elle veut s'incorporer avec le
Milanez; mais il me semble qu'il serait plus avantageux et plus juste
qu'elle restât avec les Grisons, en formant une quatrième ligue:
cependant on aura de la peine à faire comprendre cela aux Valtelins.