Au quartier-général à Montebello, le 26 prairial an 5 (14 juin 1797).
_Au chef de l'état-major._
Vous voudrez bien, citoyen général, mettre à l'ordre les dispositions
suivantes.
Le général en chef voit avec indignation que le prêt des soldats et la
paye des officiers sont arriérés de deux mois.
ART. 1er. Il ordonne, en conséquence, aux généraux de division de
prévenir les payeurs de leur division d'expédier sur-le-champ un exprès
au payeur central Estève, à Trévise, avec la demande des fonds qui sont
nécessaires pour faire le prêt jusqu'au 10 messidor;
La solde des chirurgiens de l'ambulance jusqu'au 10 messidor;
La solde des charretiers jusqu'au 10 messidor;
La solde de ce qui est dû aux régimens de cavalerie pour le fourrage des
chevaux.
Chacune de ces sommes sera portée sur une colonne séparée.
2. Le général de division enverra une copie de cet état au général en
chef.
3, Le citoyen Estève, ou celui qui le remplace à Trévise, soldera ce que
demandent les différens payeurs de division, vingt-quatre heures après
la réception de la demande.
4. Le citoyen Haller, administrateur général des finances, fera passer
sur-le-champ à Trévise tout l'argent nécessaire pour que tous les
officiers, chirurgiens, soldats et charretiers soient soldés jusqu'au 10
messidor. Il prendra des mesures telles que ladite somme soit entre les
mains du payeur central à Trévise avant le 2 messidor, afin qu'avant le
5 les payeurs de division aient dans leurs caisses l'argent nécessaire
pour solder ce qui est dû aux différentes divisions.
5. Les payeurs particuliers m'enverront directement une note de ce
qu'ils ont donné à chaque demi-brigade, afin de m'assurer par moi-même
qu'il n'y a aucune espèce d'abus.
6. L'administrateur général des finances, les payeurs des divisions, et
le payeur de l'armée sont, chacun en ce qui le concerne, responsables de
la stricte exécution du présent ordre.