Au quartier-général à Montebello, le 6 prairial an 5 (25 mai 1797).
_Au directoire exécutif._
Je profite, citoyens directeurs, du retour d'un courrier, pour vous
faire part de l'ouverture des négociations pour la paix définitive.
Je vous envoie copie des articles que nous avons arrêtés hier; je vous
enverrai, par un courrier extraordinaire que j'expédierai demain matin,
l'échange des ratifications.
Je vous envoie aussi copie d'une lettre que je reçois du citoyen
Faypoult. Il parait que le parti qui se disait patriote s'est
extrêmement mal conduit, et qu'il a, par ses sottises et par son
imprudence, donné gain de cause aux aristocrates.
Si les patriotes avaient voulu être quinze jours tranquilles,
l'aristocratie était perdue, et mourait d'elle-même.
J'attends des renseignemens ultérieurs pour connaître le parti à
prendre.