Au quartier-général à Milan, le 17 floréal an 5 (6 mai 1797).
_Au directoire exécutif._
Il y a eu des troubles dans la division de la Corse, occasionnés par
l'insurrection de la gendarmerie, qui n'était pas payée.
Ce défaut de fonds est produit par la dilapidation qui a été faite des
fonds envoyés. Depuis que la Corse est restituée à la France, nous y
avons fait passer 700,000 fr., outre une grande quantité de blé et
d'autres approvisionnemens.
Je vous envoie les lettres que j'ai écrites au général Gentili et à
l'ordonnateur en chef. Je crois que l'on doit tenir à faire un exemple
sur le commissaire des guerres et le commissaire faisant les fonctions
de payeur, qui devaient, avant tout, solder la troupe.
Le général Vaubois et le général Lafont, qui y vont commander, mettront,
j'espère, plus d'économie, et j'engage l'ordonnateur en chef à y faire
passer promptement un autre commissaire. La dix-neuvième demi-brigade,
forte de douze cents hommes, et qui était à Livourne, va s'embarquer
pour se rendre en Corse.