Au quartier général à Milan, le 8 nivose an 5

(28 décembre 1796).

_Au directoire exécutif._

Je vous enverrai la lettre écrite par le général Alvinzi et la réponse

du général Berthier: en conséquence le baron Vincent et le général

Clarke se réunissent à Vicence, le 13 de ce mois. Mon opinion est que,

quelque chose que l'on puisse stipuler pour le _statu quo_ de Mantoue,

l'exécution en sera toujours impossible. Si l'empereur consent à

conclure l'armistice sans le pape, l'avantage de pouvoir retirer trente

millions, cet hiver, d'Italie, et de pouvoir en donner quinze aux armées

de Sambre-et-Meuse et du Rhin, est une considération telle, qu'elle nous

permet d'ouvrir la campagne prochaine avec avantage.

Mais si l'empereur veut y comprendre le pape, l'armistice nous fera

perdre Mantoue, l'argent de Rome, et donnera le le temps au pape

d'organiser une force militaire avec des officiers autrichiens: cela

mettrait toutes les chances contre nous pour la campagne prochaine.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 646 / 899 题