Au quartier-général à Milan, le 21 frimaire an 5

(11 décembre 1796).

_Au général Rusca._

Je vous ferai tenir, citoyen général, le procès-verbal de ce qui s'est

passé à Carrara. Mon intention est que vous fassiez arrêter tous ceux

qui sont dénoncés comme ayant participé à la révolte; s'ils étaient

sauvés, vous feriez brûler leurs maisons, sans cependant qu'il y en ait

plus d'une de brûlée par village qui s'est mal comporté: tous les otages

que vous croirez pouvoir assurer la tranquillité seront arrêtés et

envoyés à Milan. Ce n'est pas qu'il y ait quelque chose à craindre

tant que nous serons vainqueurs; mais, à la moindre vicissitude, ils

pourraient remuer, ce qui serait un mauvais exemple pour les fiefs

impériaux et pour les habitans des montagnes de l'Apennin.

Faites transporter à Livourne les pièces de canon qui se trouvent du

côté de Carrara, lorsque la tranquillité y sera parfaitement rétablie;

lorsque vous aurez mis les patriotes en place, faites tout ce qui

pourrait être nécessaire pour effrayer les malveillans et contenter les

peuples; jetez un coup d'oeil sur les fiefs impériaux, et faites-moi

connaître ce que l'on pourrait faire pour nous attacher les habitans.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 634 / 899 题