Au quartier-général à Vérone, le 11 brumaire an 5

(1er novembre 1796).

_Au général Serrurier._

Je ne reconnais pas au commissaire du gouvernement le droit de faire

des arrêtés pour requérir des généraux de division. Je vous renvoie, en

conséquence, l'arrêté des commissaires.

Quand le général Gentili, chargé de l'expédition, vous demandera quelque

chose, vous serez maître de le lui accorder lorsque vous penserez qu'il

ne pourra en résulter aucun inconvénient; mais ne m'alléguez jamais un

arrêté des commissaires, qui pour moi est absolument insignifiant: et

cette méthode est sujette à trop d'abus pour que vous ne sentiez pas

vous-même la conséquence de ne pas y donner lieu. Quand les commissaires

vous envoient un arrêté, renvoyez-le, en disant que vous ne connaissez

d'ordres que ceux de l'état-major.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 575 / 899 题