(1er novembre 1796).
_A son altesse royale le duc de Parme et de Plaisance._
J'ai reçu la lettre de votre altesse royale, le 24 octobre; je me suis
empressé de satisfaire à ce qu'elle désire. L'intention du gouvernement
français est de faire tout ce qui pourra être agréable à votre altesse
royale: elle me trouvera, dans toutes les circonstances, prêt à lui
donner les secours et les forces dont elle pourrait avoir besoin.
Si des employés de l'armée se conduisaient mal, j'invite votre altesse
royale à les faire arrêter: lorsqu'ils sont dans ses états, ils doivent
s'y comporter avec la décence et le respect qui est dû à l'autorité du
prince. Lorsque votre altesse royale voudra m'en tenir instruit, je les
ferai sévèrement punir.
La bonne intelligence qui règne entre les deux états, la bonne conduite
que votre altesse royale a tenue dans toutes les circonstances, doivent
l'assurer de l'amitié et de la protection de la république française
contre ceux qui voudraient méconnaître son autorité et transgresser les
lois établies dans ses états. Je serai toujours charmé de trouver les
occasions de témoigner à votre altesse royale les sentimens d'estime et
de considération, etc.