(25 octobre 1796).
_Au citoyen Poussielgue._
J'ai reçu votre lettre du 30. Les propositions ne sont pas acceptables.
Donner toute la Lombardie pour un secours de huit mille hommes,
c'est-à-dire pour 5,000, car il n'y en aura jamais davantage, c'est trop
demander aujourd'hui, que la paix avec Naples et Gênes est faite. Le
Piémont gagne beaucoup à faire une alliance avec nous; il est sûr par là
d'effacer de l'esprit de ses sujets le mépris que leur donne le dernier
traité. Ajoutez à cela: 1°. des espérances vagues d'être favorisé dans
le traité de paix; 2°. les fiefs impériaux, ou un équivalent de masse du
côté de la rivière de Gênes: cela devrait être bien suffisant.
L'article II est inadmissible; jamais la France ne garantirait rien
qu'autant que le succès permettrait de l'obtenir. Continuez toujours vos
négociations.
Tout ici va bien.