_Au quartier-général à Vérone, le 20 messidor an 4 (8 juillet 1796)._
_À M. le provéditeur-général._
Il y a entre les troupes françaises et les Esclavons une animosité que
des malveillans se plaisent sans doute à cimenter. Il est indispensable,
monsieur, pour éviter de plus grands malheurs, aussi fâcheux que
contraires aux intérêts des deux républiques, que vous fassiez sortir,
demain, de Vérone, sous les prétextes les plus spécieux, les bataillons
d'Esclavons que vous avez dans cette ville.