Au quartier-général à Bologne, le 5 messidor an 4 (23 juin 1796).
_Au ministre de la république à Venise._
Je vous prie, citoyen ministre, de mettre plus d'activité dans votre
correspondance secrète, et de pouvoir me faire passer tous les jours un
bulletin des forces et des mouvemens de l'ennemi. Vous devriez avoir des
espions à Trente, à Roveredo, à Inspruck, et avoir tous les jours des
bulletins de ces endroits: c'est ainsi que fait le citoyen Barthélémy à
Bâle, et qui, par là, rend des services majeurs à la république. Je
suis instruit, par une voie indirecte, que Venise arme, et vous ne
m'instruisez pas de quelle nature et de quelle force sont ces armemens.
Vous sentez combien il importe que je sois instruit à temps sur des
objets pareils.