Au quartier-général à Milan, le 23 prairial an 4 (11 juin 1796).
_Au citoyen Comeiras._
Je ferai fournir trois mille quintaux de blé aux Grisons, à condition
qu'ils nous donneront des chevaux en paiement. J'ai, à votre demande,
fait détruire le fort de........ Je vous enverrai tout ce que vous
demandez. Il est nécessaire que vous ayez la plus grande surveillance du
côté de la Valteline, pour connaître les mouvemens que Beaulieu pourrait
faire, et m'en prévenir à temps.
Il me serait facile de vous faire passer quelques milliers de fusils de
chasse; mais cela serait-il bien employé dans les mains de nos amis,
et s'il est vrai que les chefs des ligues sont vendus à la maison
d'Autriche, ne serait-il pas dangereux d'accroître leurs moyens de
nuire?