Au quartier-général à Lodi, le 25 floréal an 4 (14 mai 1796).
_Au directoire exécutif._
Après le combat de Fiombio, nous poursuivîmes l'ennemi jusqu'à
Pizzigithone, mais nous ne pûmes passer l'Adda. Après la bataille de
Lodi, Beaulieu se retira par Pizzigithone; nous nous y rendîmes le 22;
mais il s'était déjà retiré au-delà de Crémone. Nous avons aussitôt
investi et attaqué la ville de Pizzigithone, qui, après une vive
canonnade, a été obligée de nous ouvrir ses portes; nous y avons fait
trois cents prisonniers et pris cinq pièces de canon de bronze.
Notre cavalerie s'est mise à la poursuite de l'ennemi. La ville de
Crémone a ouvert ses portes; toute la Lombardie appartient à la
république.
On dit que la suspension d'armes, au Rhin, continue toujours. J'imagine
qu'à l'heure qu'il est, vous avez porté vos regards sur un objet aussi
essentiel; il paraît même que les ennemis ont publié avec emphase,
dans leur camp, que cette suspension était pour trois mois, et qu'ils
allaient en conséquence recevoir de grands renforts.