Au quartier-général de Tortone, le 16 floréal an 4 (5 mai 1796).
_Au général en chef de l'armée du Piémont_.
Monsieur le marquis de Saint-Marsan, que j'ai eu l'honneur de voir hier,
monsieur, vous aura remis plusieurs lettres par lesquelles vous aurez vu
que tout ce que vous désirez relativement à plusieurs objets concernant
la suspension d'armes a été exécuté. J'ai ordonné que l'on donne des
sauvegardes à tous ceux qui pourraient en avoir besoin. J'autorise les
différens généraux à donner des passe-ports aux officiers de votre
armée qui désireraient se rendre dans le pays occupé par l'armée. Je me
trouverai trop heureux, dans toutes les circonstances, de pouvoir vous
donner des marques de l'estime et de la considération distinguées avec
lesquelles je suis, etc.