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Nous vivions ainsi, monsieur, dans le travail, en santé, en bon accord

et en joie, dans notre petit domaine indivis entre nous. La maison se

composait de mon mari, de moi, d'Hyeronimo, qui grandissait pour nous

remplacer, d'Antonio, mon beau-frère, sain et valide alors, qui avait

épousé ma soeur, mère de Fior d'Aliza. Ah! c'est celle-là qui était

belle, voyez-vous! On venait jusque de Pise pour la voir, quand elle

descendait à la foire de Lucques avec son mari. Pauvre soeur! Qui

aurait dit qu'elle mourrait avant d'avoir fini d'allaiter son enfant,

Fior d'Aliza, que vous voyez devant vous.

Cours familier de Littérature - Volume 21 · 第 137 / 222 题