120 -- MYDZOURIS

Mydzouris, petite ordure, ne pleure plus.

Tu es mon amie. Si ces femmes t'insultent

encore, c'est moi qui leur répondrai. Viens

sous mon bras, et sèche tes yeux.

Oui, je sais que tu es une horrible enfant

et que ta mère t'apprit de bonne heure à faire

preuve de tous les courages. Mais tu es jeune

et c'est pourquoi tu ne peux rien faire qui

ne soit charmant.

La bouche d'une fille de quinze ans reste

pure malgré tout. Les lèvres d'une femme

chenue, même vierges, sont dégradées; car

le seul opprobre est de vieillir et nous ne

sommes flétries que par la ride.

Mydzouris, j'aime tes yeux francs, ton

nom impudique et hardi, ta voix rieuse et

ton corps léger. Viens chez moi, tu seras

mon aide, et quand nous sortirons ensemble,

les femmes te diront: Salut.

Les chansons de Bilitis · 第 131 / 177 题