Mydzouris, petite ordure, ne pleure plus.
Tu es mon amie. Si ces femmes t'insultent
encore, c'est moi qui leur répondrai. Viens
sous mon bras, et sèche tes yeux.
Oui, je sais que tu es une horrible enfant
et que ta mère t'apprit de bonne heure à faire
preuve de tous les courages. Mais tu es jeune
et c'est pourquoi tu ne peux rien faire qui
ne soit charmant.
La bouche d'une fille de quinze ans reste
pure malgré tout. Les lèvres d'une femme
chenue, même vierges, sont dégradées; car
le seul opprobre est de vieillir et nous ne
sommes flétries que par la ride.
Mydzouris, j'aime tes yeux francs, ton
nom impudique et hardi, ta voix rieuse et
ton corps léger. Viens chez moi, tu seras
mon aide, et quand nous sortirons ensemble,
les femmes te diront: Salut.