Tu étais jalouse de nous, Gyrinno, fille
trop ardente. Que de bouquets as-tu fait
suspendre au marteau de notre porte! Tu
nous attendais au passage et tu nous suivais
dans la rue.
Maintenant tu es selon tes voeux, étendue
à la place aimée, et la tête sur ce coussin
où flotte une autre odeur de femme. Tu es
plus grande qu'elle n'était. Ton corps
différent m'étonne.
Regarde, je t'ai enfin cédé. Oui, c'est
moi. Tu peux jouer avec mes seins, caresser
ma hanche, ouvrir mes genoux. Mon corps
tout entier s'est livré à tes lèvres
infatigables, -- hélas!
Ah! Gyrinno! avec l'amour mes larmes aussi
débordent! Essuie-les avec tes cheveux, ne
les baise pas, ma chérie; et enlace moi de
plus près encore pour maîtriser mes
tremblements.