Il ne faut pas que tu te coiffes, de peur que
le fer trop chaud ne brûle ta nuque ou tes
cheveux. Tu les laisseras sur tes épaules et
répandus le long de tes bras.
Il ne faut pas que tu t'habilles, de peur
qu'une ceinture ne rougisse les plis effilés
de ta hanche. Tu resteras nue comme une
petite fille.
Même il ne faut pas que tu te lèves, de peur
que tes pieds fragiles ne s'endolorissent en
marchant. Tu reposeras au lit, ô victime
d'Erôs, et je panserai ta pauvre plaie.
Car je ne veux voir sur ton corps d'autres
marques, Mnasidika, que la tache d'un baiser
trop long, l'égratignure d'un ongle aigu,
ou la barre pourprée de mon étreinte.