Les _Mariages de Paris_ ont paru il y a douze ans sous les auspices de
votre bonne et vénérée grand'mère, Mme Hachette; je confie le destin des
_Mariages de Province_ à votre jeunesse dans sa fleur, comme les
ouvriers attachent un bouquet sur la maison qu'ils ont bâtie. Il m'est
doux d'attester ainsi une amitié que le temps et l'user ont affermie, et
qui se transmet, comme un héritage croissant, d'une génération à
l'autre. Quant au livre en lui-même, vous l'avez lu, je n'en dis rien:
vaut-il mieux, vaut-il moins que les _Mariages de Paris_? C'est une
question qui sera décidée dans vingt ans par mesdemoiselles vos filles.