LES ADIEUX

Cinq à six jours après, Caroline apporta à M. Georgey une lettre timbrée

de Lyon. Il la lut et appela Frédéric.

«Voilà, dit-il, c'était lé réponse du colonel.»

Frédéric prit la lettre et lut:

«Mon cher Georgey, envoyez-moi de suite le jeune homme dont vous me

parlez, et auquel vous prenez un si vif intérêt. J'en aurai soin: soyez

tranquille sur son avenir. Il faudra qu'il passe six mois au dépôt du

régiment. Après ce temps, je me le ferai envoyer en Algérie, où nous

sommes pour quelques années encore. J'espère que vous n'oublierez pas la

visite que vous m'avez promise. Vous trouverez ici de quoi satisfaire

votre goût pour les manufactures de toute espèce. Adieu, mon ami: mille

amitiés reconnaissantes pour les services que vous m'avez rendus et que

je n'oublierai jamais.

«BERTRAND DUGUESCLIN,

«Colonel du 102e chasseurs d'Afrique.»

Le Mauvais Génie · 第 103 / 160 题