MONSIEUR,

Je crois que M. Watson a fait à la hâte ses observations sur mon dernier

écrit, avant d'avoir bien considéré les expériences rapportées dans le

§. 51. qui me paroissent toujours décisives dans cette question: _Si

l'accumulation du feu électrique est sur le verre électrisé, ou sur la

matière non-électrique jointe au verre_; je crois qu'elles démontrent

que l'accumulation est réellement sur le verre.

Quant à l'expérience dont parle cet ingénieux physicien, & qu'il regarde

comme concluante pour le parti opposé; je me flatte qu'il changera de

façon de penser à cet égard, lorsqu'il considérera que, comme une

personne qui applique le fil-d'archal de la bouteille chargée à une

liqueur spiritueuse échauffée dans une cuillier que tient une autre

personne, toutes deux étant sur le plancher, en enflammera les esprits,

& que cependant une pareille inflammation ne peut pas décider si

l'accumulation étoit sur le verre ou dans le corps non-électrique; de

même si l'on place une troisiéme personne sur un gâteau de cire entre

les deux premières, qu'elle tienne d'une main un bassin dans lequel on

verse l'eau de la bouteille, & qu'à l'instant de l'effusion elle

présente un doigt de l'autre main à la liqueur spiritueuse; cette

circonstance ne change rien du tout à l'état des choses, le filet d'eau

tombant de la fiole, le côté du bassin, les bras & le corps de la

personne placée sur le gâteau n'étant tous ensemble que comme un long

fil-d'archal qui s'étend de la surface intérieure de la fiole à la

liqueur spiritueuse.

54. Voici de quelle manière se fait le tableau magique. Ayant un grand

portrait avec un cadre & une glace, (supposez que ce soit celui du Roi)

ôtez-en l'estampe, & coupez-en une bande à la distance d'environ deux

pouces du cadre tout autour; quand la coupure prendroit sur le portrait

il n'y auroit pas d'inconvénient. Avec de la colle légere ou de l'eau

gommée, fixez sur le revers de la glace la bande du portrait séparée du

reste, en la serrant & l'unissant bien: alors remplissez l'espace vuide

en dorant la glace avec de l'or ou du cuivre en feuille: dorez

pareillement le bord intérieur du derrière du cadre tout autour, excepté

le haut, & établissez une communication entre cette dorure & la dorure

du derrière de la glace: remettez la planche ou le carton sur la glace,

& ce côté est fini. Retournez la glace, & dorez exactement le côté

antérieur sur la dorure de derrière, & lorsqu'elle sera séche

couvrez-la, en collant dessus le milieu de l'estampe qui avoit été

séparé de la bande; observant de rapprocher les parties correspondantes

de cette bande & du portrait; par ce moyen le portrait paroîtra tout

d'une piéce comme auparavant; seulement une partie est derrière la glace

& l'autre devant....... tenez le portrait horizontalement par le haut, &

posez sur la tête du Roi une petite couronne dorée & mobile. Maintenant

si le portrait est électrisé modérément, & qu'une autre personne

empoigne le cadre d'une main, de sorte que ses doigts touchent la dorure

postérieure, & que de l'autre main elle tâche d'enlever la couronne,

elle recevra une commotion épouventable, & manquera son coup. Si le

portrait étoit puissamment chargé, la conséquence pourroit bien en être

aussi fatale[24] que celle du crime de haute trahison: car lorsque

l'étincelle est tirée à travers une main de papier couchée sur le

portrait par le moyen d'un fil-d'archal de communication; elle fait un

trou à travers chaque feuillet, c'est-à-dire à travers 48. feuilles,

(quoique l'on regarde une main de papier comme un bon plastron contre la

pointe d'une épée; ou même contre une balle de pistolet,) & le

craquement est excessivement fort. L'opérateur qui tient ce portrait par

l'extrémité supérieure, où l'intérieur du cadre n'est pas doré, à

dessein d'empêcher la chute du portrait, ne sent rien du coup, & peut

toucher le visage du portrait sans aucun danger, ce qu'il donne comme un

témoignage de sa fidélité..... Si plusieurs personnes en cercle

reçoivent le choc, on appelle l'expérience _les conjurés_.

[Note 24: Nous avons trouvé depuis qu'elle est fatale à de petits

animaux, mais que l'action n'est pas assez violente pour en tuer de

grands; le plus gros que nous ayons tué est une poule.]

«Avec une glace de 1200. pouces quarrés étamée sur ses deux faces, j'ai

plusieurs fois percé jusqu'à 160. feuilles de papier commun.»

55. Sur le principe établi dans le §. 41. que les crochets des

bouteilles différemment chargées attireront & repousseront différemment,

on a fait une rouë électrique, qui tourne avec une force extraordinaire.

Une petite fléche de bois élevée perpendiculairement passe à angles

droits à travers une planche mince, & de figure ronde d'environ 12.

pouces de diamétre, & tourne sur une pointe de fer fixée dans

l'extrémité inférieure, tandis qu'un gros fil-d'archal dans la partie

supérieure traversant un petit trou dans une feuille de cuivre,

maintient la fléche dans sa situation perpendiculaire. Environ trente

rayons d'égale longueur faits d'un carreau de vitre coupé en bandes

étroites sortent horizontalement de la circonférence de la planche, les

extrémités les plus éloignées du centre excédant les bords de la planche

d'environ 4. pouces; sur l'extrémité de chacun est fixé un dé de cuivre.

Maintenant si le fil-d'archal de la bouteille électrisée par la voye

ordinaire est approché de la circonférence de cette rouë, il attirera le

dé le plus proche, & mettra ainsi la rouë en mouvement. Ce dé dans le

passage reçoit une étincelle, & dès-lors étant électrisé, il est

repoussé & chassé en avant, tandis qu'un second étant attiré, approche

du fil-d'archal, reçoit une étincelle, & est chassé après le premier, &

ainsi de suite jusqu'à ce que la rouë ait achevé un tour: alors les dez

déjà électrisés approchant du fil-d'archal, au lieu d'être attirés comme

auparavant, sont au contraire repoussés, & le mouvement cesse à

l'instant... mais si une autre bouteille qui a été chargée par les côtés

est placée auprès de la même rouë, son fil-d'archal attirera le dé

repoussé par le premier, & par là doublera la force qui fait tourner la

rouë, en enlevant non-seulement le feu qui a été communiqué aux dez par

la première bouteille; mais leur en dérobant même de leur quantité

naturelle, au lieu d'être repoussés lorsqu'ils reviennent vers la

première bouteille, ils sont plus fortement attirés; de sorte que la

rouë accélère sa marche jusqu'à fournir avec une grande rapidité 12. ou

15. tours dans une minute, & avec une telle force que le poids de cent

rixdales dont nous la chargeâmes une fois, ne parut en aucune manière

ralentir son mouvement..... C'est ce que l'on nomme une broche

électrique; & si un gros oiseau étoit embroché à la fléche

perpendiculaire, il tourneroit devant le feu avec un mouvement capable

de le rôtir.

«Au lieu de faire cette roue de bois, & d'y rapporter des rayons de

verre, comme l'enseigne M. Franklin, j'ai imaginé qu'il étoit plus

simple & plus commode de la faire d'une seule piéce de verre; j'ai

choisi pour cela un carreau de verre de Bohême, le plus uni & le plus

plane que j'ai pû trouver: je l'ai fait couper en plateau rond de 18.

pouces de diamètre: j'ai collé sur chacune de ses surfaces une feuille

de papier marbré en couleur de bois, qui n'approche pas de la

circonférence du plateau plus près que de deux pouces: j'ai ensuite

mastiqué sur son centre de chaque côté deux gros-fils-d'archal qui

servent d'axe, dont l'un est terminé en pointe pour servir de pivot &

pour tourner sur une petite crapaudine de cuivre, & l'autre plus long

pour passer dans un trou rond pratiqué dans une traverse de bois. On

pourroit faire l'axe tout d'une piéce en perçant la rouë au centre pour

les recevoir. Cette roue étant ainsi mise à peu près en équilibre sur

son axe, j'ai mastiqué sur ses bords 30. balles de cuivre creuses, à

égales distance les unes des autres, & également éloignées du centre.

L'on conçoit que cette roue est bien plus légère, & par conséquent plus

mobile que celle de M. Franklin; aussi a-t-elle mieux réussi que celles

qui ont été exécutées suivant sa méthode.»

56. Mais cette roue, ainsi que celles qui sont poussées par le vent,

l'eau ou les poids, reçoit son mouvement d'une force étrangère, à

sçavoir celle des bouteilles. La roue qui tourne d'elle-même, quoique

construite sur les mêmes principes, paroîtra encore plus surprenante;

elle est faite d'un carreau de verre mince & rond de 17. pouces de

diamètre, dorée en entier sur les deux côtés, excepté 2. pouces vers le

bord. On arrête alors deux petites hémisphères de bois avec du mastic au

milieu des côtés supérieur & inférieur opposés à leur centre, & sur

chacune une forte verge de fil-d'archal longue de 8. ou 10. pouces qui

font ensemble l'axe de la roue. Elle tourne horizontalement sur une

pointe à l'extrémité inférieure de son axe, qui pose sur un morceau de

cuivre cimenté dans une salière de verre. La partie supérieure de son

axe traverse un trou fait dans une lame de cuivre cimentée à un fort &

long morceau de verre qui le tient éloigné de 5. ou 6. pouces de tout

corps non-électrique; & l'on place à son sommet une petite boule de cire

ou de métal pour conserver le feu. Dans un cercle sur la table qui

soutient la roue sont fixés douze petits pilliers de verre à la distance

d'environ 4. pouces, avec un dé sur le sommet de chaque pillier. Sur le

bord de la roue est une balle de plomb communiquant par un fil-d'archal

avec la dorure de la surface supérieure de la roue; & à 6. pouces

environ est une autre balle communiquant de la même manière avec la

surface inférieure. Lorsque l'on veut charger la roue par sa surface

supérieure, il faut établir une communication de la surface inférieure à

la table. Lorsqu'elle est bien chargée, elle commence à s'ébranler; la

balle la plus proche d'un pillier s'avance vers le dé qui est sur ce

pillier, l'électrise en passant, & dès-lors est forcée de s'en éloigner;

la balle suivante qui communique avec l'autre surface du verre, attire

plus fortement ce dé, par la raison que le dé a été électrisé auparavant

par l'autre balle, & ainsi la roue augmente son mouvement jusqu'à ce

qu'il vienne au point d'être réglé par la résistance de l'air. Elle

tournera une demi-heure, & fera l'un portant l'autre vingt tours dans

une minute, ce qui fait 600. tours dans une demi-heure. La balle de la

surface supérieure donnant à chaque tour 12. étincelles aux dez, ce qui

fait 7200. étincelles, & la balle de la surface inférieure en recevant

autant des mêmes dez; ces balles parcourent dans ce tems près de 2500.

pieds.... les dez sont bien attachés, & dans un cercle si exact, que les

balles peuvent passer à une très-petite distance de chacun d'eux.... Si

au lieu de deux balles vous en mettez huit, quatre communiquant avec la

surface supérieure & quatre avec la surface inférieure, placées

alternativement; lesquelles huit étant environ à six pouces de distance,

complettent la circonférence, la force & la vitesse seront de beaucoup

augmentées, la roue faisant cinquante tours dans une minute, mais elle

ne continuera pas à tourner si long-tems...... On pourroit peut-être

appliquer ces roues à la sonnerie d'un petit carillon[25], & faire par

leur moyen mouvoir de petits planétaires fort légers.

[Note 25: On l'a exécuté depuis.]

57. Courbez un fil-d'archal circulairement avec un tenon à chaque

extrémité; appuyez-en une extrémité contre la surface inférieure de la

roue, & amenez l'autre extremité à la surface supérieure, il en

résultera un craquement terrible, & la force sera déchargée.

58. Chaque étincelle ainsi tirée de la surface de la roue fait un trou

rond dans la dorure, perçant, lorsqu'elle sort, une partie de cette

dorure, ce qui montre que le feu n'est pas accumulé sur la dorure, mais

qu'il est contenu dans le verre même.

59. La dorure étant vernissée avec un vernis à la térébentine, le

vernis, quoique dur & sec, est brûlé par l'étincelle que l'on tire au

travers, & répand une odeur forte, & une fumée visible. Lorsque

l'étincelle est tirée à travers le papier, tout autour du trou qu'elle a

fait, le papier se trouve noirci par la fumée, qui quelquefois même

pénètre plusieurs feuilles. On trouve aussi une partie de la dorure

emportée, après avoir été poussée avec force dans le trou fait au papier

par le coup.

60. On remarque avec étonnement la quantité de feu électrique qui peut

résider dans la plus petite portion de verre. Une bouteille de verre des

plus minces d'environ un pouce de diamètre, pésant seulement six grains,

à demi-pleine d'eau, en partie dorée sur le dehors, & garnie d'un

crochet de fil-d'archal, donne, lorsqu'elle est électrisée, un aussi

grand coup qu'un homme puisse le supporter. Comme le verre a le plus

d'épaisseur vers l'orifice, je présume que la moitié inférieure, qui

étant dorée, a été électrisée, & a donné le coup, n'excède pas 2.

grains; car il paroît, lorsqu'elle est rompue, qu'elle est beaucoup plus

mince que la moitié supérieure. Si une de ces bouteilles minces est

électrisée par le côté, & que l'étincelle soit tirée à travers la

dorure, le verre sera brisé au dedans en même temps que la dorure le

sera au dehors.

61. En supposant (pour les raisons ci-dessus alléguées §. 42. 43. 44.)

qu'il n'y a pas plus de feu électrique dans la bouteille après sa charge

qu'auparavant, combien grande ne doit pas être la quantité de feu dans

cette petite portion de verre? On seroit tenté de croire qu'il fait

partie de sa nature & de son essence; peut-être que si la quantité

requise de feu électrique retenue par le verre avec tant d'opiniâtreté,

en étoit séparée, il cesseroit d'être verre. Il pourroit bien perdre sa

transparence, ou son éclat, ou son élasticité.... Il n'est pas

incroyable que l'on puisse trouver dans la suite des expériences qui

conduiront à cette découverte.

«Pour peu que l'on force l'électricité en chargeant une bouteille de

verre mince, il s'y fait à l'endroit le plus foible un petit trou

ordinairement de figure ronde & sans félure; après cette explosion la

bouteille est déchargée, & le petit trou paroît assez souvent bordé d'un

petit cercle blanchâtre, plus ou moins large, dont le verre a perdu sa

transparence, & semble brûlé par l'étincelle qui l'a pénétré. Si cette

explosion se faisoit dans la main, le trou se trouveroit vis-à-vis d'un

des doigts, & l'on y sentiroit une piqûre très douloureuse, sans pour

cela recevoir la commotion proprement dite.»

62. Nous sommes surpris de lire dans le livre de M. _Watson_ qu'un choc

ait été communiqué à travers un grand espace de terre séche, & nous

soupçonnons qu'il devoit y avoir quelque qualité métallique dans le

gravier de cette terre, ayant trouvé que la simple terre séche pressée

dans un tube de verre ouvert par les deux bouts, & un crochet de

fil-d'archal inséré dans la terre à chaque extrémité, la terre & les

fils-d'archal faisant partie d'un cercle, ne conduisoient pas le moindre

choc sensible; & qu'en effet, lorsqu'un des fils-d'archal avoit été

électrisé, l'autre donnoit à peine quelques signes de sa connéxion avec

le premier..... & même une ficelle bien humide manque quelquefois de

conduire un choc, quoique d'ailleurs elle conduise parfaitement bien

l'électricité. Un morceau de glace sec, ou une chandelle de glace[26],

que l'on tient entre deux bouteilles dans un cercle, empêche

semblablement le choc, ce que l'on ne devroit pas attendre, puisque

l'eau le conduit avec tant de perfection.... La dorure sur un livre

neuf, qui d'abord conduit le choc avec beaucoup de régularité, le manque

après 10. ou 12. expériences[27], quoiqu'elle paroisse toujours la même

à tous égards; c'est de quoi nous ne sçaurions rendre raison.[28]

[Note 26: C'est le nom que l'on donne aux glaçons qui pendent aux

goutières en forme de stalactites pendant l'hyver, lorsque l'eau s'y

gèle en coulant goute à goute.]

[Note 27: C'étoit avec une petite bouteille; nous avons trouvé depuis

qu'elle manque également avec un grand verre.]

[Note 28: On verra dans la suite que l'Auteur, après de nouvelles

observations, en donne une raison très satisfaisante.]

63. Il y a encore une expérience qui nous a étonnés, & que jusqu'ici on

n'a pas expliquée d'une maniere satisfaisante; la voici. Placez un

boulet de fer sur un verre, & qu'une balle de liége humide, suspendue

par un fil de soye, vienne toucher le boulet: prenez une bouteille dans

chaque main, l'une électrisée par le _crochet_ & l'autre par le _côté_:

appliquez le fil-d'archal _donnant_ au boulet qu'il électrisera

positivement, & le liége sera répoussé. Ensuite appliquez le

fil-d'archal _recevant_, qui tirera l'étincelle donnée par l'autre;

alors le liége retournera au boulet: appliquez-le même une seconde fois

& tirez une autre étincelle; alors le boulet sera électrisé

négativement, & le liége dans ce cas sera repoussé comme auparavant;

appliquez encore le fil-d'archal _donnant_ au boulet, pour lui rendre

l'étincelle dont il a été privé, & la balle de liége retournera;

donnez-lui en une autre, qui sera une addition à sa quantité naturelle,

& le liége sera repoussé une seconde fois.

L'expérience peut être répétée de la sorte aussi long-tems qu'il y a

quelque charge dans les bouteilles. D'où il résulte que les corps qui

ont moins que la quantité commune d'électricité, se repoussent l'un

l'autre, aussi bien que ceux qui en ont plus.

Étant un peu mortifiés de n'avoir pû jusqu'ici rien produire par nos

expériences pour l'utilité du genre humain, & entrant dans la saison des

grandes chaleurs, pendant lesquelles les expériences électriques sont

moins agréables, nous avons pris la résolution de les terminer pour

cette saison un peu gayement par une partie de plaisir sur les bords de

la Skuylkill[29]. Nous nous proposons d'allumer les esprits des deux

côtés en même-tems, en envoyant une étincelle de l'un à l'autre rivage à

travers la rivière sans autre conducteur que l'eau, expérience que nous

avons exécutée depuis peu au grand étonnement de plusieurs spectateurs.

Nous tuerons un dindon pour notre dîner par le choc électrique, il sera

rôti à la broche électrique devant un feu allumé avec la bouteille

électrisée, & nous boirons les santés de tous les fameux Électriciens

d'Angleterre, de Hollande, de France & d'Allemagne dans des tasses

électrisées[30], au bruit de l'artillerie d'une batterie électrique.

_29. Avril 1749._

[Note 29: Rivière qui baigne un côté de Philadelphie, comme le Delaware

baigne l'autre côté. Les bords de ces deux rivières sont ornés des

maisons de campagne des bourgeois, & des charmantes demeures des

principaux habitans de cette colonie.]

[Note 30: Une tasse électrisée est un petit vase de verre fin, presque

rempli de vin, & électrisé comme la bouteille. Cette tasse étant portée

adroitement aux lèvres, donne un coup, si le bord de la lèvre est rasé

de près, & si l'on ne respire pas sur la liqueur.]

Expériences et observations sur l'électricité faites à Philadelphie en Amérique · 第 36 / 58 题