XXXI

Je reçois, ce matin, une lettre pareille à tant d’autres, qui n’attire

pas mon attention de façon particulière. Je l’ouvre enfin,

distraitement, mais son contenu me fait réfléchir.

Pour l’instant, le seul paysage de la rue s’offre à moi, morne,

pluvieux, devant lequel il faudra m’émouvoir du mieux que je pourrai,

rappeler des souvenirs, vivre en leur compagnie, les interroger, savoir

ce qu’ils ont encore à m’apprendre, leur sourire aussi. Quelques autos

passent, de bruyants autobus, des gens emmitoufflés de manteaux ou de

fourrures, et qui s’aventurent sur le pavé mouillé sous l’égide de leur

parapluie, un ciel où rien de bon ne se devine, enfin moi-même, assez

mécontent, moi tout seul, un papier aux doigts, prêt à lire avec plus

d’attention une page dont l’en-tête m’est familier.

Maître Noblet fut le notaire de mes parents. Je me souviens de sa figure

qui me représentait jadis celle du notaire type, à l’image duquel les

autres furent faits. Je l’imagine dictant ces phrases à son anguleux

secrétaire et les signant de sa propre main.

Il m’annonce aujourd’hui que la campagne où mon enfance et ma jeunesse

trouvèrent, comme je vous l’ai dit, tant de charme et qui m’offrit de si

nombreuses délices que j’écoutai d’une oreille attentive, auxquelles je

goûtai d’un regard gourmand et d’une âme exaltée, sera bientôt vendue,

avant la fin du mois peut-être. J’ai toute liberté de m’y promener une

fois encore, si le voyage ne me rebute pas, et Maître Noblet ajoute en

post-scriptum quelques lignes autographes qui prétendent, je pense, me

toucher beaucoup, sur le culte du souvenir et l’honorable qualité d’un

sentiment qui se fait rare, dit-il, en les temps desséchés que nous

vivons.

Je l’attendais bien, cette nouvelle; néanmoins elle me donne le frisson.

Je partis sans tarder. Peu de jours après, je descendais du train et,

une heure plus tard, sonnais à la grille de la campagne. Cette fois, je

n’eus pas à me mettre, comme naguère, sur la pointe des pieds.

«Ah! Monsieur Ottavio, quelle bonne surprise!»

On cause, on rappelle sans ordre les jours passés où je courais dans la

prairie, en culottes courtes, on évoque surtout de chers êtres disparus

et, pour scrupuleusement que je me surveille, mon cœur souffre déjà,

tandis que mes yeux se mouillent de larmes subites que j’essuie en me

détournant. Puis ce sont des questions qui se chevauchent...

«Et Monsieur Ferdinand, que devient-il?...

«Mademoiselle Bianca est mariée... A-t-elle un beau garçon?...

«Vous rappelez-vous, Monsieur Ottavio, le jour où l’on a fait la chasse

aux rats et cette nuit d’été où deux rossignols s’étaient perchés sur le

lustre de la salle à manger?...

--Mes amis, je compte me promener, toute la matinée, dans la maison, les

prés et le bois. Ne laissez entrer personne, s’il vous plaît. Je tiens

beaucoup à rester seul. D’ailleurs, je rentre à Paris, demain soir, sans

faute.

--Un si court séjour, Monsieur Ottavio! et nous qui espérions vous

retenir longtemps ici!»

Il fait beau, le ciel est clair, lumineux, égal; chaque branche,

dirait-on, porte un oiseau qui chante. De la terrasse où, nerveusement,

je me promène de long en large, on découvre la mer peuplée de voilures,

parsemée d’éclats de jour et bordée de roches frangées d’écume, la mer

sur laquelle se promène avec nonchalance une brise d’été chargée

d’aromes.

Cinq minutes me suffirent pour visiter la maison. Elle m’était devenue

étrangère. Rien n’y subsistait de vivant. Tout m’y parlait de mort

préparée par les longues souffrances, les larmes et les cris,

d’angoisses cruellement éteintes, de peines à la longue effacées, de

fièvre pour jamais refroidie. Mieux valait se rendre au cimetière où les

tombes gardent du moins une figure et préparent un accueil à qui les

visite avec amour.

Dans le bureau de papa, les livres étaient poussiéreux. Dans la

bibliothèque, il ne restait vraiment que les volumes que j’avais

emportés à Paris (leur place vide), et les couloirs, la salle à manger,

les chambres où des meubles s’ennuyaient manifestement, sonnaient le

creux, privés de voix, de musique, de jeunes culbutes et de rires, enfin

les portraits pendus aux murs affectaient une expression figée,

glaciale, méconnaissable... (cette expression, l’avaient-ils peut-être

toujours eue?). Je préférais revoir les prés, le verger et le bois où la

nature saurait me parler encore.

Mon espoir devait moins tenir de la chimère. L’herbe me fut plus

charitable que la maison ancienne; les fleurs nouvellement écloses

voulurent bien reconnaître leur admirateur d’autrefois.

Me voici couché de mon long à l’ombre d’une branche de platane, dans le

voisinage de coquelicots, de marguerites et de boutons d’or, à l’orée

même du verger, frontière chaleureuse où le soleil ne m’éblouit pas.

Près de ma main posée à plat, un petit monticule de terre meuble est

parcouru d’insectes qui me furent familiers et m’offrent un spectacle

que j’ai plus d’une fois contemplé, jadis.

Des fourmis passent, affairées, chargées de fardeaux.

Entrechoquant leurs glaives dentelés, deux mantes vertes, d’humeur

cruelle, vont se livrer un combat sans merci.

Deux bousiers paysans s’efforcent de rouler une sphère de fumier

vraiment démesurée.

Un papillon me soumet l’esquisse de ses danses les plus chatoyantes et

j’y applaudis tout de suite, sans bouger.

Des vers de fruit pénètrent par acrobatie au sein de cette pomme tombée.

Un éphémère naît, mais à peine m’a-t-il charmé qu’il meurt aussitôt...

désolant incident!

Agrippée au centre de sa toile, l’impériale araignée surveille d’un œil

acrimonieux et glouton les victimes qu’elle choisira pour festoyer tout

à l’heure. Elle les goûte, les savoure par avance et s’en délecte. Celle

qui vient de se prendre au réseau pernicieux n’est pas dévorée tout de

suite: on l’habille d’abord de soie grise, puis on l’accroche dans le

garde-manger.

Mais rassurez-vous, bonnes gens! l’araignée, elle aussi, mourra de male

mort: au cours de cette comédie jouée par des insectes, la morale est

sauvegardée.

Cependant il me semble que pour animer une histoire de ce genre, pour la

faire comprendre, pour émouvoir, pour la grandir enfin, sans loupe, et

l’humaniser, il faudrait le ravissement vivant et spirituel de la

musique... Où chercher le musicien qui tenterait à l’orchestre cette

entomographie?...

J’attendrai.

Tiens! une sauterelle vient d’apparaître!

Elle trouve le monde entier devant elle, prêt à la recevoir.

Immobile, recueillie, rétractée, elle s’accroche à la tige d’une herbe

immobile aussi, car nulle brise ne se fait sentir en ce moment. Rien ne

bouge et, cependant, l’air danse alentour, sous l’injonction du soleil,

un ballet transparent, muet, qui ne tient compte ni des grillons ni des

chants du ruisseau, ni du sifflement bleu des longs croissants d’acier

qui fauchent la prairie.

A peine moins verte que l’herbe, la sauterelle se distingue malaisément.

Parce que je suis tout proche, moi seul je la découvre sans peine. Je

vois le support de son brin d’herbe, je vois son petit squelette, ses

gros yeux, son gros ventre et, devant elle, un vaste monde étendu, bleu

dans le haut, gris plus bas à l’horizon que des fumées encombrent, vert

foncé, plus bas encore, enfin, de la lisière du bois jusqu’à ma lisière

personnelle, d’un vert égal, assuré, sans surprises, si l’on efface

quelques taches de coquelicots.

Le brin d’herbe qui supporte ma sauterelle fait une courbe délicieuse

dont m’intéresse la ligne simple. Ce brin plie mais ne balance ni ne se

brise: on le dirait bandé sous un poids. La sauterelle ne se repose pas:

elle attend, je le devine, bandée de même, immobile toujours, mais en

expectative, et je perçois alors la force de ce grand spectacle réduit à

l’infime, et je voudrais que mon œil fût japonais ou chinois, pour le

percevoir plus exactement et le dessiner peut-être: un ressort vert qui

va se détendre, l’insecte vert qui va se déclencher, deux forces alliées

en ce petit coin de l’univers...

Regard hallucinant (pour qui sait voir) de ces gros yeux désorbités,

désir d’aller là-bas au sein de la lumière, de se perdre dans tout ce

bleu aérien qui danse sur les pins et de plonger ensuite au fond de la

fraîcheur... passion de l’aventure, du grand voyage, du beau voyage,

frénésie qui se réserve encore.

L’instant est venu. Un souffle perceptible à peine nous l’annonce, une

fleur salue et, brutalement, la sauterelle se détend... La sauterelle

n’est plus là, déjà perdue dans le ciel bleu.

Toujours couché sur l’herbe, ombragé par une branche de platane, je

regrette soudain que Bianca ne me reproche pas d’avoir fait fuir la

sauterelle, par maladresse ou méchanceté... J’eusse vertement répondu.

Bianca se fût alors servi de ses ongles pour me griffer les joues et moi

de mes mains pour lui tirer les cheveux. Hélas! ce temps n’est plus! Nos

habitudes ont changé avec notre costume et les débats se traitent en

paroles. On reste assis devant une tasse de thé. Nulle sauterelle

n’anime l’atmosphère.

Je me relève, mécontent, et me dirige vers le bois.

Voici l’allée où je me promenais avec bonne-maman, le banc moussu où

l’on s’asseyait au soleil, où parfois elle installait son métier à

tapisserie, tandis que je m’évertuais à choisir la teinte des laines,

une lampe étant mauvaise conseillère, et à enfiler les aiguilles; le

sentier abrupt où Ferdinand faisait en ma compagnie de si belles

glissades terminées, souvent, par des culbutes; le bassin bordé de

briques vertes émaillées (mon père le destinait à l’élevage de

monstrueux cyprins que des officiers de marine lui rapportaient

d’Extrême-Orient); le grand pin sur lequel Bianca et moi tentions des

exercices de gymnastique et de voltige et d’où pendait une balançoire;

une tour, une tour colossale de trois mètres cinquante (dans le genre de

la tour de Babel, mais plus grande), du haut de laquelle Bianca va sans

doute, avec des rires et des cris, me bombarder de pommes de pin... Non,

la tour n’existe plus: elle était déjà ruineuse de mon temps et je crois

bien avoir recommandé, l’an dernier, de l’abattre.

* * * * *

Pourquoi ce coup de sifflet?

Il s’en faut de peu que je ne retourne pour de bon sur mes pas et me

dirige vers la gare! Ce buisson qui, me semble-t-il, devrait être sacré,

où personne, jamais, ne devait pénétrer, ce buisson! ce buisson-là!

Malgré ma mauvaise humeur qui tourne en véritable colère (absurde mais

concevable), j’écarte quelques branches. Quel imbécile, quel insolent

est venu se cacher dans le buisson de mes plus chers souvenirs?

«C’est enfin toi, Ottavio! tu as daigné venir! J’attendais ta visite

depuis l’aube... Entre, ne te gêne pas.»

Je le reconnus tout de suite: la même voix teintée de malice, le même

geste, la même chevelure décolorée, cendreuse, les mêmes yeux verts, les

mêmes joues glabres, les mêmes bottes rouges, la même pose, enfin, entre

ses doigts noueux, une tulipe rouge pareille... Pamphile!

«Tu cherchais des souvenirs, Ottavio: il est bien naturel qu’un ancien

ami tel que moi se trouve sur ta route.»

Non, je n’étais plus étonné. Les oiseaux du bois s’étaient tus, comme

pour nous laisser causer en paix. Je m’assis sur le tapis de brindilles

de pin, près de Pamphile, et tout aussitôt la conversation commença.

«Tu me rends un fier service, lui dis-je. Ma visite ici avait un autre

but que de te revoir, car je ne pensais plus te retrouver jamais que

dans mes rêves, ce qui m’arrivait souvent, à Paris, en Afrique, en

Chine, au Sénégal, en pleine mer... Je venais, aujourd’hui, vendre cette

campagne. D’ailleurs, je ne dois signer l’acte notarié que demain; or,

demain, je ne le signerai pas.

--Mon vieux, me dit Pamphile, je vais te faire de la peine et ne puis

l’empêcher. Je t’ai toujours suivi, j’ai des moyens inédits et

personnels pour m’entretenir avec les absents durant leur sommeil,

fussent-ils tout au loin, mais ceci sera notre dernière rencontre.

--Pamphile!

--La dernière, hélas! même en songe. Nous allons nous séparer à jamais.

--Pourquoi?... Je n’ai pas varié!

--Mon cher Ottavio, je te reconnais en ce moment. Néanmoins, avant peu,

tu me seras tout à fait étranger, bien que tu gardes encore l’art de

dire des bêtises: «Je n’ai pas varié!». Tes voyages en des pays

lointains étaient de belles promenades qui te formaient lentement une

âme nouvelle, comme les livres que tu as lus, comme les gens que tu as

fréquentés, quand ils valaient la peine de l’être: ceux que tu nommes en

ton cœur les Miens. Ottavio, tu es un autre; tu vas maintenant vivre une

vie d’homme, or c’est l’enfant et l’adolescent qui furent mes amis. Je

fais effort pour te parler aisément, aujourd’hui, néanmoins cette barbe

m’étonne et me gêne, cette cigarette qui sent mauvais me déplaît: la

première que je te vis fumer avait du moins le parfum d’une herbe

défendue, et ce veston de voyage (à la mode d’hier, sans doute),

complété par ce chapeau de feutre, m’ahurit. Je te vois mieux en

culottes courtes et les cheveux au vent.

«Tu prétends n’avoir pas varié, mon pauvre Ottavio, et cependant tu n’es

plus le même. Depuis que tu m’as quitté, tu te nourris, un peu au

hasard, de visions, d’illusions et de rêves. Tes voyages, tu les as

entrepris en souvenir de lectures enchanteresses sous la lampe et par

amour des récits que t’avaient faits des voyageurs amis. Tes livres,

puisqu’il t’est venu la singulière idée d’en écrire, sont une

transposition hasardeuse de tes sentiments, de tes émotions, de tes

passions, tout cela mis au point par ta fantaisie et cuisiné selon

quelque recette qui te plaisait alors, puis fixé sur du papier blanc...

N’as-tu donc pas du tout varié, Ottavio, en suivant le sens et le rythme

de tes phrases?

«Enfin, pour te parler des personnes qui te sont chères, qui te sont

proches et composent ta vie, oserai-je t’avouer, Ottavio, qu’elles

n’existent guère pour moi? Je m’imagine la petite Bianca de façon un peu

vague et je conserve de M. Lequin, ton ancien maître au lycée, un

souvenir fumeux.--Sans doute ont-ils changé, eux aussi, en s’imaginant

pareils, mais je perçois encore, à l’instant où je te parle, le bruit

des sabots de vos chevaux, quand vous partiez, ta mère et toi, sur les

routes, pour aller au loin, vers des paysages provençaux, maritimes ou

montagnards. Je vois aussi ton père, sortant de la serre, au coin de la

terrasse, et tenant précieusement une orchidée dont il aimait les formes

étranges, comme lui plaisaient les poissons d’or à triple ou quadruple

queue, ornements du bassin. J’écoute souvent, quand s’approche le

crépuscule, le rire frais, le rire gracieux comme une danse, de ta

bonne-maman, assise dans un fauteuil de paille et regardant la mer aux

teintes violettes, et je suis des yeux, certains après-midi de dimanche,

ton ami Ludovic Dalsant dont la vie intérieure était si active qu’il me

suffisait d’examiner son âme, sans prendre garde au visage ni prêter

l’oreille à des paroles prononcées, pour bien connaître toute sa pensée

intime de ce jour.

«Tes maîtres, tes autres amis, je les ignore. J’ignore même, Ottavio,

celui que tu nommes le Patron. De temps en temps, un vieux sanglier plus

malin que ses congénères, des gibiers volatiles, plus rapides ou moins

malchanceux, me donnent de ses nouvelles, me transmettent un écho de

leurs plaintes, quelque signe de leur épouvante, mais je suppose que ce

n’est pas d’abord le grand chasseur qui te séduisit en la personne de

cet artiste... Je ne sais si tu l’as même vu chasser: il te suffisait de

te plaire au récit qu’il faisait de ses chasses. D’ailleurs, tu le

nommes le Patron... cela suffit.

«Et ne m’en veuille pas, mon ami: je vais, moi aussi, finir par une

sottise... Au cas improbable où Celia se trouverait par fantaisie en ce

buisson, je t’avoue à ma honte que je ne saurais quoi lui dire. Si je ne

me transformais subitement en ombre de platane, en arome de rose, en

bulle de savon ou en rossignol (ce qui m’est facile), elle s’écrierait:

«Est-ce là un parent de votre jardinier, Ottavio? Nous ne sommes pas

cependant à la mi-carême, que je sache! Me donne-t-il, prié par vous, la

comédie?

«Puis elle irait, dans le jardin, respirer de vraies roses embaumantes,

comme les aimaient tes parents; elle irait contempler la frange d’écume

des rochers, le profil clair de la colline, un rayon de soleil où

passent des insectes; elle irait s’asseoir dans une ombre où Pamphile ne

mêle pas la sienne; elle irait, dans ce même bois, écouter au clair de

lune, ce soir, d’authentiques rossignols et goûter leurs chants d’un

cœur sincère, sans que nul prestidigitateur ne la distraie... En un mot,

Celia saurait se passer de moi, comme je m’efface devant elle en

esquissant, Ottavio, les plus respectueux de mes saluts, celui que je

réservais à Titania si je la rencontrais par hasard dans une brume du

sillage de Shakespeare.

--Raconte-moi des histoires; je les écouterai, mais ne nomme plus

personne, Pamphile, je t’en prie!

--Je vais me taire, et toi, Ottavio, tu t’éloigneras d’ici, le cœur

plein de joie, d’une joie que tu n’espérais pas.

«Adieu, mon cher ami, va-t’en!»

Soudain, je me sentis la poitrine gonflée de bonheur, d’un bonheur

magique, jamais ressenti, fait d’ambition, de la joie annoncée par

Pamphile et d’un ravissement d’espoir...

«Adieu, Pamphile!»

Mais il poursuivit comme si je n’avais rien dit:

«Ceux-là dont je te parlais, souvent sans du tout les connaître, te

montreront la route à suivre, t’inspireront des images, te consoleront

de vivre une heure mauvaise, te raviront par un regard, te

conseilleront, te souriront, embelliront à tes yeux le ciel des nuits et

le soleil... Je m’efface... Adieu encore, mon ami!

--Adieu et merci de tout cœur!»

Il était redevenu un souvenir. Il avait disparu ainsi qu’à l’instant il

projetait de faire...

Je m’en fus d’une démarche alerte, riant par excès de joie.

ACHEVÉ D’IMPRIMER

LE 14 NOVEMBRE 1926

PAR F. PAILLART A

ABBEVILLE (FRANCE)

Les miens · 第 33 / 33 题