L'acte qui suit est une puérilité savante et poétique intercalée hors de
propos par le poëte comme un ballet infernal et vertigineux dans le drame
humain.
Méphistophélès soulève un des coins du voile de la nature; il met Faust en
communication avec les sorciers, les monstres, les feux follets, les
esprits secondaires qui peuplent, invisibles, tous les éléments, et il leur
fait chanter des rondes bizarres et sataniques sur les vanités et sur les
misères de l'humanité. C'est une superbe débauche d'imagination, de
philosophie et de poésie; mais c'est une débauche. Elle interrompt le
récit, elle glace le coeur, et elle n'amuse pas l'esprit: temps et talent
perdus dans les espaces imaginaires.
Revenons au drame humain.