C'était moi qui l'élevais, et elle m'aimait de tout son coeur. Elle était
née après la mort de mon père; le chagrin avait tari le sein de ma mère;
vous comprenez qu'elle ne pouvait penser à allaiter le pauvre petit
vermisseau. Je l'élevai toute seule avec du lait et de l'eau, au point que
c'était mon enfant; dans mes bras, sur mes genoux, elle me souriait,
jouait, grandissait.