Hélas! oui. Notre ménage est petit, encore faut-il s'en occuper; il faut
faire le feu, préparer les aliments, balayer, tricoter et coudre, et courir
ici et le soir et le matin. Cependant nous pourrions, ma mère et moi, nous
donner moins de tracas; mon père a laissé en mourant un joli petit avoir,
une maisonnette et un jardin hors de la ville. Mon frère est soldat; ma
petite soeur est morte. La pauvre enfant m'a causé bien des peines;
pourtant je ne regretterais pas de les reprendre pour elle: la pauvre
enfant m'était si chère!