XXX

Encore un changement de scène; on est transporté dans une taverne de

débauchés à Leipzig. Les convives boivent, chantent, se racontent leurs

amours.

Méphistophélès entre avec Faust, lie conversation avec ces buveurs; il fait

jaillir pour eux tous les vins qu'ils désirent du bois de la table; puis il

allume une flamme qui leur brûle les doigts, et s'envole, en se moquant

d'eux, hors de la tabagie. «Voilà, mes amis, ce que c'est qu'un miracle!»

dit-il en riant.

Les deux personnages, l'un menant l'autre, apparaissent ensuite dans un

long sabbat de sorcières, vaine imitation de Shakspeare, puérilité poétique

grotesque de détails, qui n'est propre qu'à amuser l'imagination d'enfants

ou de la populace dans un conte de fée. Les esprits sérieux se détournent

de ces débauches d'imagination, qui ne servent qu'à détruire la belle

illusion du drame pathétique dans lequel nous allons enfin entrer.

Cours familier de Littérature - Volume 07 · 第 81 / 326 题