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Il pleut des joies dans mes yeux
des arcs-en-ciel sur mes épaules
des délires crachés par la mer
ramassés par une vague silencieuse
à la lumière d'un vieux rêve taillé sur mesure
Il pleut des odeurs de cheminées
à l'image des hautes forêts
des murmures échappés du rire
qui bousculent mon espace intime
pour tuer la peur
ses durs reflets
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Connectés à l'amour
aux cordes des guitares
celles trempées dans l'acier de l'aujourd'hui
les lendemains paralysent le retour de quelques larmes
appuyées sur les murs
des maisons de novembre
Que viennent les musiques à pleines mains
sur la portée du coeur
dans les sillons du jour accordés au plaisir d'être
enfin
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Dans la blancheur de l'être
le coeur cultive un rêve abandonné dans les couloirs de la nuit
parmi les angles
et les assauts du regard
venus explorer les fractures de l'âme
ces traces fragiles qu'un silence inonde
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Froid comme un hiver
le bonheur se cherche un abri dans le bleuté des nuits
porte le vague souvenir d'une main affolée
comme une caresse sur l'éveil du jour
en attendant une brassée de coeurs flottants
L'amour et ses trouvailles
ont rendu la brise à l'hiver
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Côté coeur
y a rien d'neuf
à part le feu qui ronge ma langue
quand les jours se cachent dans l'ombre
Y a rien d'neuf au bout du jour
quand les images s'ensablent dans ma mémoire
que les nuits brûlent sous ma peau
Y a rien d'neuf au bout d'la semaine
à part les bruits
les graffiti
mes pieds en tête au bout d'la rue
Y a rien d'neuf au bout du coeur
à part tes yeux
à part tes rêves
pour caresser le bout d'ma vie
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Quand tes musiques folles m'écoutent trop longtemps
j'ai envie de faire trembler le jour
qui se promène dans ma nuit
d'envoyer mon âme en voyage
pour la faire durer
de chatouiller le soleil
en faisant ma valise
d'écrire des mots d'avance
en cas de panne
te parler au creux de mes phrases
te chuchoter mes souvenirs ramassés en petits paquets d'émotions
À travers la buée de mes espérances
et la poussière des routes
je m'abandonne dans un respir
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Derrière les montagnes
on aperçoit des regards vagabonder çà et là
entre les arbres
comme des sourires prolongés
jusqu'au faîte de l'âme
On aperçoit dans le tard des nuits
quelques espaces de tendresse
pour étouffer l'ennui
quand le coeur fauve vient s'échouer
aux abords des yeux ensablés
par de trop longues heures d'attente