Oui--je--viens--dans--son--temple--adorer--l’Éternel

car il est un vers, et s’il n’était pas un seul mot, il ne serait pas un

vers.

Et voilà ce qui est le vers: un mot.

Dans ce mot de six, huit, douze syllabes, la césure n’est que l’accent

inhérent à un mot. L’accent reste fixe ou se déplace selon des règles

qui n’ont jamais été étudiées, mais que le poète applique

inconsciemment. Dans l’alexandrin ancien, l’accent est toujours en

principe à la sixième syllabe; et, si cet accent principal doit être

déplacé, si l’affirmation de la pensée exige un temps fort avant ou

après la sixième syllabe, cette sixième syllabe garde néanmoins un

accent second. Dans le vers classique, ce déplacement n’est pas très

rare:

Esthétique de la langue française · 第 44 / 62 题