car il est un vers, et s’il n’était pas un seul mot, il ne serait pas un
vers.
Et voilà ce qui est le vers: un mot.
Dans ce mot de six, huit, douze syllabes, la césure n’est que l’accent
inhérent à un mot. L’accent reste fixe ou se déplace selon des règles
qui n’ont jamais été étudiées, mais que le poète applique
inconsciemment. Dans l’alexandrin ancien, l’accent est toujours en
principe à la sixième syllabe; et, si cet accent principal doit être
déplacé, si l’affirmation de la pensée exige un temps fort avant ou
après la sixième syllabe, cette sixième syllabe garde néanmoins un
accent second. Dans le vers classique, ce déplacement n’est pas très
rare: