P. 1, l. 4 et 5: tout cel esté jusques apriès aoust.--_Ms. A 17_: tout
cel yver jusques après Pasques. Fº 274.
P. 1, l. 7: retourroit.--_Mss. A 7 à 17_: retourneroit.
P. 1, l. 12: faisoient.--_Ms. A 17_: menroient.
P. 1, l. 13: Pikardie.--_Le ms. A 17 ajoute_: Poictou.
P. 1, l. 16: leur.--_Le ms. A 17 ajoute_: bonne.
P. 1, l. 16: il.--_Mss. A_: elles. Fº 217 vº.
P. 1, l. 17: estoient.--_Ms. A 8_: estoit.
P. 1, l. 17: si.--_Mss. A_: ses.
P. 2, l. 9: Tieruane.--_Ms. A 8_: Therouenne. Fº 217 vº.
P. 2, l. 16: darrainnement.--_Mss. A_: derrenierement.
P. 2, l. 21: d’Antun.--_Ms. A 8_: d’Octuin.--_Ms. A 17_: d’Antoin. Fº
274 vº.
P. 2, l. 24: doi.--_Ms. A 17_: diz.
P. 2, l. 28: pluiseur.--_Le ms. A 8 ajoute_: autres.
P. 3, l. 5: ne leur pourpos anientir.--_Ms. A 8_: en son propos
anientir.
P. 3, l. 9: requeroit.--_Ms. A 8_: queroit.
P. 3, l. 11: acordoient.--_Ms. A 17_: accordassent.--_Ms. A 15_:
accorderoient.
P. 3, l. 18 et 19: ou de jour.--_Ms. A 17_: et tous les jours.
P. 3, l. 19: et leurs.--_Le ms. A 8 ajoute_: parlemens et.
P. 3, l. 23 et 24: Cil procet et ces parolles.--_Mss. A 15 à 17_: ces
parollez et ces procedz.
P. 3, l. 26: rescrit.--_Ms. A 17_: escrit. Fº 275.
P. 3, l. 28: par quoi.--_Ms. A 17_: pourquoy.
P. 3, l. 30: et justement cancelé.--_Mss. A 15 à 17_: et justement et
parfaictement.
P. 4, l. 2: cheoit.--_Ms. A 17_: escheoit.
P. 4, l. 7: fu trop durs.--_Ms. A 8_: estoit dur. Fº 218.
P. 4, l. 9: comment.--_Mss. A 8, 15 à 17_: combien.
P. 4, l. 10: rois de France.--_Mss. A 7, 8, 15 à 17_: en cel estat. Fº
225.
P. 4, l. 10: ostoiier.--_Mss. A 7, 8_: estoier.
P. 4, l. 44: s’i.--_Mss. A 7, 8_: se.
P. 4, l. 15: remoustroit.--_Ms. A 8_: moustroit.
P. 4, l. 18: fretable.--_Ms. A 17_: frayable.
P. 4, l. 19: alewés.--_Mss. A 8, 15 à 17_: allouez.
P. 4, l. 20: userés.--_Ms. A 17_: useriez.
P. 4, l. 21: venés.--_Ms. A 8_: viengniez.--_Mss. A 15 à 17_: veniez.
P. 4, l. 22: entente.--_Ms. A 8_: entencion.
P. 4, l. 22: entrues.--_Ms. A 7_: entrementres.--_Ms. A 8_:
entre.--_Ms. A 15_: tandis.--_Ms. A 17_: endementres.
P. 4, l. 25: sus.--_Ms. A 8_: en.
P. 4, l. 26: dedens.--_Mss. A 7, 8, 15 à 17_: en.
P. 4, l. 27: soubtieves.--_Ms. A 8_: soutilles.--_Mss. A 15 à 17_:
subtilles.
P. 4, l. 30: parmi.--_Mss. A_: par.
P. 4, l. 30: ouvra.--_Mss. A_: ouvroit.
P. 5, l. 1: entrues.--_Ms. A 7_: entrementres.--_Mss. A 8, 15_:
pendant.--_Ms. A 17_: endementroes.
P. 5, l. 4: uns orages, uns tempès et uns effoudres.--_Ms. A 8_: uns
temps et uns effoudres et uns orages.--_Ms. A 17_: une orage et une
tempeste et une fouldre.--_Ms. A 15_: uns oraiges, un temps et une
fouldre. Fº 238 vº.
P. 5, l. 5: descendi.--_Ms. A 17_: descendirent.
P. 5, l. 7: finer.--_Ms. A 17_: fenir.
P. 5, l. 8: cheoient.--_Mss. A 8, 15 à 17_: cheoit.
P. 5, l. 10: eshidé.--_Mss. A_: esbahis.
P. 5, l. 14: à ce donc.--_Ms. A 8_: adoncques.
P. 5, l. 15: Chartres.--_Ms. B 6_: Anchois se desloga le roy de
Galardon et toutes ses gens, et s’en vint devant la bonne ville de
Chartres, en instanche que pour l’asegier: de laquelle messire Ernoul
d’Audrehem estoit capitaine, avecques grant foison de chevaliers et
d’escuiers du pais de Bieause. Sy se loga le roy d’Engleterre en ung
villaige delés Chartres, qui s’apelloit Bretegny, et toutes ses gens
ens ès villaiges d’entour, où il faisoient logis de feulles et de bos;
car le saison le devoit, car che fu o joly mois de may. Fºs 608 et 609.
P. 5, l. 15: Bretegni.--_Ms. A 8_: Bretingny.
P. 5, l. 17: poins.--_Mss. A 7, 17_: couvens.
P. 5, l. 18: enterinement.--_Mss. A_: entierement.
P. 5, l. 19: poursievir.--_Mss. A 7 et 8_: poursuir.
P. 5, l. 20: clerch.--_Ms. A 17_: gens.
P. 5, l. 23: s’ensieut ensi.--_Ms. A 8_: est telle.
§ =475=. Edowart.--_Ms. d’Amiens_: C’est assavoir que li rois
Edouwars d’Engleterre et si hoir doient ravoir, tenir et possesser
perpetuellement, paisieulement et quittement, sans nul resort et
sans tenir en fief dou roy de France ne d’autrui, tous les pays et
terres qui chi s’enssieuwent, et les senescauchies, c’est assavoir de
Bergorre, d’Agenès, de Kaorsin, de Pieregorch, de Roergue, de Poito,
de le Rocelle, de Saintongue et de Limozin, le comté d’Agoulesme, le
fief de Thouwart, le fief de Belleville, avoecq toutte la ducé de
Gyane si avant que elle s’estendoit anchiennement. Et doit avoir et
tenir ès marches de Pikardie, sans ressort et sans tenir en fief de
nullui, le ville et le castiel de Callais à tout ses appendanches, le
terre de Melch et toutte le comté de Gines, villes et castiaux, ensi
comme s’estent. Et doit avoir encorres toutte le comté de Ponthieu
enthierement, enssi que elle fu jadis dounnée à madamme Ysabiel de
Franche, roynne d’Engleterre, se mère, en mariaige; mès celle devera
il tenir en fief dou roy de Franche, s’il le voelt ravoir, enssi comme
li roys ses pères faisoit. Encoires devera avoir li dis roys Edouwars,
pour ses frès, [cent] mil escus à paiier six fois, cent mil dedens
trois sepmaines apriès le feste Saint Jehan, l’an soissante, et le
remannant dedens trois ans enssuivant, chascun an le tierche part.
Et demourront au roy englès quittement touttes raenchons de pays, de
villes, de maisons et de prisons acordées, soient paiiées ou à paiier.
Et pour tous ces couvens et ces paiemens aemplir et pourssieuwir, enssi
qu’il sont juret et creantet d’une part et d’autre, li dus de Normendie
et li consseil de France doient envoiier bons hostages et souffissans,
des plus nobles et plus gentils del royaumme de Franche, et d’aucunnes
des bonnes chités et ossi des bonnes villes deux bourgois, pour jesir
en le ville de Callais ou en Engleterre, jusques à tant que tout chou
que dit est, sera paiiet et acomplit entirement. Et parmy tant li roys
englès a en couvent de ramener le roy Jehan de Franche à Callais,
dedens le jour de le Saint Jehan Baptiste, et là endroit tenir par
l’espasse de troix sepmainnes sous ses despens, dedens lesquelles troix
sepmainnes doient li Franchois avoir acomplit tous les couvens deseure
devisés, et mis les gens le roy englès en possession paisieulle de
tous les chastiaux et de tous les pays et terre deseure dis, desquelx
ils ou ses gens ne sont point en saisinne. Et, se tout chou n’estoit
plainnement fait et aemplit, enssi que dit est, dedens les trois
sepmainnes apriès le Saint Jehan, li roys Jehan de Franche et tout li
dessus dit hostaige doient demourer tous qois en prison à Callais, par
l’espasse de trois mois apriès enssuiwant, parmy le somme de trente mil
florins que li Franchois doient rendre et paiier au roy des Englès,
pour les frais et les gages de lui, de ses gardes et des sergans qui
garderoient le roy Jehan et les autres hostaiges, par l’espasse des
diz trois mois. Et deveront demourer tousjours li Englès saisis des
castiaux et fortrèches qu’il ont gaegniet ou royaumme de Franche,
jusques à tant que tout chou que dit est, sera fait et acomplit ou bien
asseguret, sauf tant qu’il ne doient point pillier, ne faire guerre ne
tort à nullui. Et avoecq tout chou, li jonnes comtes de Montfort doit
ravoir le comté de Montfort, entierement quitte et liege, et le sienne
part de la duché de Bretaingne, si avant que li doy roy deseure dit
diront par droit qu’il en deveroit avoir, oyes et examinées diligamment
les raisons monseigneur Carlon de Blois, d’une part, et les siennes,
d’autre. Et devera tout chou tenir en fief dou roy de Franche. Et
apriès, quant tout chou sera fait et acomplit, li roys Jehans de
Franche doit estre delivrés et ramennés à Paris, et seize prisonniers
seullement qui furent pris avoecq lui à le bataille de Poitiers, telx
dont entre iaux deux li doy roy se poront acorder. Et affin que on
puist paisieullement et parfettement aemplir tout chou que deviset
est, une trieuwe generaulx fu acordée à durer par tant jusques à le
feste Saint Micquiel, et de le feste Saint Mickiel en ung an apriès
enssuivant. Et doient li Franchois menner et conduire le roy Edouwart à
tout son host, parmy Franche jusques à Callais, paisieulement, et faire
livrer à vivre pour leurs deniers payans, et ouvrir villes, castiaux,
fortrèches et passages pour passer, dormir et reposer parmy, sans avoir
grief ne molesté. Et parmy touttes ces couvenenchez, li roys Edouwars
d’Engleterre et si hoir doient quiter et renonchier à le calenge, as
armes et au nom del royaumme de Franche.
Enssi et sus ceste fourme fu la pès devisée, acordée et confremmée,
mès les cartres ne furent mies si tost escriptez ne grosséez; et quant
elles furent escriptez, li conssaux de Franche y missent ung point,
par mannière de langage, que li Englès au lire n’entendirent mies bien
ne examinèrent, mais le laissièrent legierement passer; c’est chou
qui leur a depuis empechiet leur querelle, car li rois Jehans, li dus
de Normendie, ses aisnés filz, et li autre frère, quant il jurèrent
le pès à tenir et à poursiewir sus l’estat dou ressort, affin que,
pour le temps à venir, il y ewissent droit de callenge et qu’il ne
s’en desnuassent mies dou tout, dissent enssi: «Seloncq le grosse de
le cartre, nous dounnons et reservons toutes les coses dessus dittes,
etc.» Je ne vous en parleray plus tant c’a orres; mès quant il en
appertenra à parler, j’en parlerai, s’il plaist à Dieu, et à point. Fº
123.
§ =476=. Quant ceste lettre.--_Ms. d’Amiens_: Or revenrons à nostre
pourpos. Li dus de Normendie jura à poursuiwir et à mainte[ni]r touttes
ces coses dessus dites et devisées, comme aisnés hoirs del royaumme, en
le presence dou prinche de Galles, dou duch de Lancastre, dou comte de
Warvich, dou comte de Sallebrin, de monsigneur Renart de Gobehen, de
monsigneur Richart de Stanfort, du seigneur de Perssi, de monsigneur
Gautier de Mauni et de monsigneur Rogier de Biaucamp, qui là estoient
comme procureur au roy englès, et ossi fissent pluisseur seigneur dou
royaumme de France. Et d’autre part ossi le jurèrent li dessus [dit]
seigneur d’Engleterre, comme procureur dou roy englès, en le presence
dou ducq de Normendie et des autres seigneurs de Franche.
Quant touttes ces coses furent jurées et acordées, li dus de Normendie
et ses conssaux retourna à Paris. Et li prinches de Galles et li aultre
retournèrent deviers le roy et son host, à qui il recordèrent coumment
il avoient besongniet. Si pleut moult bien au roy tous li affaires. Et
envoya li dis rois englès ces quatre chevaliers, monsigneur Renart de
Gobehen, monsigneur Richard de Stanfort, monsigneur Gautier de Mauni,
monsigneur Rogier de Biaucamp, à Paris, pour jurer le pès au palais
devant tout le peuple. De quoy, quand on seut leur venue, on alla
contre yaux hors de le chité de Paris bien loing, moult reveramment
à grant pourcession, et sonnèrent touttes les cloches de Paris à
leur venue en nom de solempnité et de feste. Et furent ensi amenet
jusques au palais, là où il fissent le sierement, voiant et oiant tous
chiaux qui oïr et veoir les peurent, de par le roy englès et tous ses
enfans. Et puis furent très grandement festiiet et honnouret dou duc
de Normendie et de tous les seigneurs et les nobles de Franche qui là
estoient, et furent menet en le belle cappelle dou palais de Paris.
Si leur furent moustrées les plus belles reliques et les plus digneus
joyaux du monde qui là estoient, et meysmement le sainte couronne dont
Dieux fu courounnés à son saintimme travel. Et en dounna li dus de
Normendie à chacun des chevaliers une des plus grandes espinnes de le
ditte courounne, laquelle cose chacuns chevaliers prisa moult et le
tint au plus noble joyel que on li pewist dounner. Apriès, li dis dus
de Normendie fist dounner à chacun le plus biel courssier que on pewist
veoir ne trouver, et grant plenté d’autres joyaux d’or et d’argent
et de très presieuses pierres. Et puis furent conduit et remennet
noblement et puissamment jusque à lors gens qui les atendoient par
deviers Paloseal. Si chevaucièrent avoecq yaux, à grant compaignie
de gens d’armes, li doy marescal de Franche jusques à l’ost du roy
Edouwart, et de là en avant pour yaux conduire parmy le royaumme
[de Franche] sauvement, et pour yaux faire livrer à vivre et lors
necessitez pour leurs deniers payant, enssi que couvens estoit. Fº 123
vº.
P. 17, l. 16: ceste.--_Mss. A_: celle.
P. 17, l. 16: s’appelle.--_Mss. A_: s’appelloit.
P. 17, l. 17: chartres.--_Ms. A 17_: lettres.
P. 17, l. 18: en celle anée.--_Ms. A 8_: en pluseurs manières. Fº 221.
P. 17, l. 21: quant il.--_Les mss. A ajoutent_: la virent et ilz.
P. 17, l. 23: ensonniiet.--_Ms. A 8_: embesoingniez.
P. 17, l. 23: istance.--_Ms. A 8_: entencion.
P. 18, l. 8: partie.--_Le ms. A 17 ajoute_: de son conseil et. Fº 279
vº.
P. 18, l. 10: couvignablement.--_Mss. A_: convenablement.
P. 18, l. 12: estoit.--_Ms. A 17_: fut.
P. 18, l. 12: moult.--_Mss. A_: durement.
P. 18, l. 19: venu.--_Ms. A 8_: revenuz.
P. 18, l. 20: à toutes ces coses.--_Mss. A_: à toutes les choses dessus
dites.
P. 18, l. 24: plaisirent.--_Mss. A_: pleurent.