EAU BÉNITE.

Le Samedi saint, en certaines communes, l'instituteur se présente à

chaque maison de la paroisse, il trempe une branche de buis dans un

petit vase plein d'eau bénite, qu'il porte avec lui, et il asperge

l'habitation. Ensuite, il offre du pain à chanter qu'il a fait bénir, et

reçoit des oeufs qu'il vend à son profit. (Voir notre _Essai sur le

canton de Neufchâtel_, page 114.)

Quand il pleut le dimanche avant l'eau bénite, on est persuadé que c'est

signe qu'il pleuvra pendant toute la semaine.

On prétend que l'enfant qui _étrenne_ les fonts, c'est-à-dire celui qui

est baptisé le premier après la bénédiction des fonts, meurt dans

l'année.

FLANS (_Les_).

C'est ainsi qu'on désigne encore, en certaines communes, le jour de la

fête patronale. Ainsi, on dit: _Les Flans de Bures_, pour indiquer la

fête de Saint-Agnan, patron de cette paroisse. Cette habitude vient de

l'ancien usage, encore en vigueur, de préparer des _flans_ ou tartes

pour ce jour.

GLANE (_La_).

Le premier jour de la moisson, on forme une glane d'épis choisis,

artistement disposés et ornés de fleurs et de rubans de soie. Les

moissonneurs se réunissent en corps pour aller offrir cette glane à la

maîtresse de maison; celui ou celle qui la présente débite un petit

compliment; après quoi on arrose la fête avec quelques pots de gros

cidre.

NOEL (_Les douze jours de_).

On prétend que la température des _douze jours de Noël_, c'est-à-dire

des jours qui se trouvent à partir du 25 décembre jusqu'au 5 janvier,

indique le temps de chacun des douze mois de l'année suivante. Ainsi, le

temps du 25 décembre indique le temps qu'il fera en janvier; le temps du

26, celui du mois de février, etc.

Dictionnaire du patois du pays de Bray · 第 22 / 41 题