I.--Immunité générale des mariés telle que l'a calculée Bertillon.
Inconvénients de la méthode qu'il a dû suivre. Nécessité de séparer plus
complètement l'influence de l'âge et celle de l'état civil. Tableaux où
cette séparation est effectuée. Lois qui s'en dégagent.
II.--Explication de ces lois. Le coefficient de préservation des époux
ne tient pas à la sélection matrimoniale. Preuves: 1° raisons _a
priori_; 2° raisons de fait tirées: _a_) des variations du coefficient
aux divers âges; _b_) de l'inégale immunité dont jouissent les époux des
deux sexes.
Cette immunité est-elle due au mariage ou à la famille? Raisons
contraires à la première hypothèse: 1° contraste entre l'état
stationnaire de la nuptialité et les progrès du suicide; 2° faible
immunité des époux sans enfants; 3° aggravation chez les épouses sans
enfants.
III.--L'immunité légère dont jouissent les hommes mariés sans enfants
est-elle due à la sélection conjugale? Preuve contraire tirée de
l'aggravation des épouses sans enfants. Comment la persistance partielle
de ce coefficient chez le veuf sans enfants s'explique sans qu'on fasse
intervenir la sélection conjugale. Théorie générale du veuvage.
IV.--Tableau récapitulatif des résultats précédents. C'est à l'action
de la famille qu'est due presque toute l'immunité des époux et toute
celle des épouses. Elle croît avec la densité de la famille,
c'est-à-dire avec son degré d'intégration.
V.--Le suicide et les crises politiques, nationales. Que la régression
qu'il subit alors est réelle et générale. Elle est due à ce que le
groupe acquiert dans ces crises une plus forte intégration.
VI.--Conclusion générale du chapitre. Rapport direct entre le suicide et
le degré d'intégration des groupes sociaux, quels qu'ils soient. Cause
de ce rapport; pourquoi et dans quelles conditions la société est
nécessaire à l'individu. Comment, quand elle lui fait défaut, le suicide
se développe. Preuves confirmatives de cette explication. Constitution
du suicide égoïste.