Principaux facteurs extra-sociaux susceptibles d'avoir une influence sur
le taux social des suicides: tendances individuelles d'une suffisante
généralité, états du milieu physique.
I.--Théorie d'après laquelle le suicide ne serait qu'une suite de la
folie. Deux manières de la démontrer: 1° le suicide est une monomanie
_sui generis_; 2° c'est un syndrome de la folie, qui ne se rencontre
pas ailleurs.
II.--Le suicide est-il une monomanie? L'existence de monomanies n'est
plus admise. Raisons cliniques et psychologiques contraires à cette
hypothèse.
III.--Le suicide est-il un épisode spécifique de la folie? Réduction de
tous les suicides vésaniques à quatre types. Existence de suicides
raisonnables qui ne rentrent pas dans ces cadres.
IV.--Mais le suicide, sans être un produit de la folie, dépendrait-il
étroitement de la neurasthénie? Raisons de croire que le neurasthénique
est le type psychologique le plus général chez les suicidés. Reste à
déterminer l'influence de cette condition individuelle sur le taux des
suicides. Méthode pour la déterminer: chercher si le taux des suicides
varie comme le taux de la folie. Absence de tout rapport dans la manière
dont ces deux phénomènes varient avec les sexes, les cultes, l'âge, les
pays, le degré de civilisation. Ce qui explique cette absence de
rapports: indétermination des effets qu'implique la neurasthénie.
V.--Y aurait-il des rapports plus directs avec le taux de l'alcoolisme?
Comparaison avec la distribution géographique des délits d'ivresse, des
folies alcooliques, de la consommation de l'alcool. Résultats négatifs
de cette comparaison.