Pres de toi l'heuré du mystère
Ne m'appellera plus demain,
Vers ta demeure solitaire
Mes pas me guideront en vain;
J'ai respiré ta douce haleine,
Et des pleurs ont mouillé mes yeux,
J'ai tout senti, plaisir et peine, )
J'ai reçu ton baiser d'adieux. ) _bis._
Tu pars, et malgré ta promesse
Rien ne m'assure de ta foi,
Nul souvenir de ta tendresse
Ne vient me dire: Pense à moi.
Ton amour qu'envain je réclame
Ne me laisse, en quittant ces lieux,
Que Phumide et brulante flamme
De ton dernier baiser d'adieux.
Puisse au moins ton indifférence
Te garder d'un nouvel amour.
Et le veuvage de l'absence
Hâter ton fortuné retour!
Puisse alors l'amant qui t'adore,
Te revoyant aux mêmes lieux,
Sur tes lèvres vierges encore
Retrouver son baiser d'adieux!
* * * * *