Quant aux femmes, leur éducation informe, leur incompétence politique
et littéraire empêchent beaucoup d'auteurs de voir en elles autre chose
que des ustensiles de ménage ou des objets de luxure. Le dîner absorbé
et l'animal satisfait, le poète entre dans la vaste solitude de sa
pensée.
Les femmes écrivent, écrivent avec une rapidité débordante, leur
cœur bavarde à la rame. Elles ne connaissent généralement ni l'art,
ni la mesure, ni la logique; leur style traîne et ondoie comme leurs
vêtements. Un très grand et très justement illustre écrivain, George
Sand and elle-même, n'a pas tout à fait, malgré sa supériorité, échappé
à cette loi du tempérament; elle jette ses chefs-d'œuvre à la poste
comme des lettres. Ne dit-on pas qu'elle écrit ses livres sur du papier
à lettres?
...Je pense qu'une littérature sévère serait chez nous une protestation
utile contre l'envahissante _fatuité_ des femmes, de plus en plus
surexcitée par la dégoûtante idolâtrie des hommes; et je suis très
indulgent pour Voltaire, trouvant bon dans sa préface de _La Mort
de César_, tragédie sans femme, sous de feintes excuses de son
impertinence, de bien faire remarquer son glorieux tour de force:
«_...Aucun de ces auteurs n'a avili ce grand sujet par une intrigue
de galanterie. Mais il y a environ trente-cinq ans qu'un des plus
beaux génies de France [Fontenelle] s'étant associé avec Mlle Barbier
pour composer un Jules César, il ne manqua pas de représenter César
et Brutus amoureux et jaloux. Cette petitesse ridicule est un des
plus grands exemples de la force de l'habitude; personne n'ose guérir
le théâtre français de cette contagion. Il a fallu que, dans Racine,
Mithridate, Alexandre, Porus, aient été galants. Corneille n'a
jamais évité cette faiblesse: il n'a fait aucune pièce sans amour,
et il faut avouer que, dans ses tragédies, si vous exceptez_ Le Cid
_et_ Polyeucte, _cette passion est aussi mal peinte qu'elle y est
étrangère._»
SUR LA BELGIQUE.--MŒURS. LES FEMMES ET L'AMOUR. Pas de _femmes_; pas
d'amour.
Pourquoi?
Pas de galanterie chez l'homme, pas de pudeur chez la femme. La
pudeur, objet prohibé, ou dont on ne sent pas le besoin. Portrait
général de la Flamande, ou du moins de la Brabançonne. (La Wallonne,
mise de côté, provisoirement.) Type général de physionomie, analogue
à celui du mouton et du bélier.--Le sourire, impossible à cause de la
récalcitrante des muscles et de la structure des dents et des mâchoires.
Le teint, en général, blafard, quelquefois vineux. Les cheveux, jaunes.
Les jambes, les gorges, énormes, pleines de suif, les pieds, horreur!!!
En général, une précocité d'embonpoint monstrueux, un gonflement
marécageux, conséquence de l'humidité de l'atmosphère et de la
goinfrerie des femmes.
La puanteur des femmes. Anecdotes.
Obscénité des dames belges. Anecdotes de latrines et de coins de rues.
Quant à l'amour, en référer aux ordures des anciens Flamands. Amour de
sexagénaires. Ce peuple n'a pas changé, et les peintres flamands sont
encore vrais.