On a lu un arrêté de la section du Roule qui fait part que des bruits
se répandent sur le compte du Comité des 21, de favoriser les projets
ambitieux du prince de Brunsvick et de le placer sur le trône des
Français pour donner à leur pays une constitution à leur caprice et à
ceux (_sic_) de ce prince ambitieux; a arrêté qu'elle en instruirait ses
concitoyens de la capitale[695].
M. La Porte, rue Traînée, pour la femme de M. Moreau, domicilié rue
Pethion, nº 58, qui part aux frontières, donne la somme de douze livres
par mois durant la guerre. Le même citoyen offre en outre un habit
d'uniforme, deux gilets blancs, deux culottes, deux chemises, deux cols,
deux paires de bas, deux sacs pour coucher au camp, deux bonnets de
police, un fusil, deux sabres; l'Assemblée lui a accordé la faculté de
les distribuer lui-même à des citoyens qui partent aux frontières.
M. La Martinière, caissier des patentes, offre la somme de
cinquante livres.
On a lu un arrêté de la section du Ponceau au sujet du tirage au sort,
depuis l'âge de seize ans jusqu'à celui de cinquante, du nombre de douze
cents hommes, sans préjudicier aux enrôlements volontaires[696].
On a lu ensuite un arrêté de la Municipalité pour obliger les
entrepreneurs à fournir les voitures et ce qui est nécessaire pour le
Camp. L'exécution est renvoyée au Comité[697].
Ensuite un autre concernant les blessés du dix août; renvoyé aussi au
Comité[698].
M. La Sablonnière, rue Tiquetonne, nº 4, offre pendant deux années
consécutives la somme de deux cents livres pour les volontaires de la
section qui vont aux frontières.
M. Deslauriers, papetier, donne la somme de soixante livres, et, en même
temps, instruit l'Assemblée qu'il a équipé deux jeunes gens qui étaient
chez lui, et qui sont partis aux frontières.
M. Gavet donne la somme de trois cents livres par an, tant que durera
la guerre, pour les femmes et enfants des volontaires qui partent aux
frontières.
M. Papineau, rue Tiquetonne, chargé des poursuites pour le recouvrement
des biens des émigrés, ne pouvant partir pour les frontières, donne la
somme de cinquante livres, et a instruit l'Assemblée qu'il a équipé un
de ses commis qui part.
M. Fagot, rue du Four, nº 4, ne pouvant partir, ayant donné hier son
fusil, donne aujourd'hui un autre fusil et la somme de cent livres pour
les femmes et enfants des volontaires, tant que la guerre durera.
M. Perrin, commis à la caisse de l'Extraordinaire, fait don de la somme
de soixante livres.
M. Le Gras fait don de la somme de deux cents livres pour
l'équipement des volontaires qui partent aux frontières.
M. Fauvet a déposé la somme de deux cents livres pour la première veuve
de la section dont le mari périra au secours de la patrie.
M. Prévost, sans-culotte, a donné un équipement, mais point de culotte;
il a donné, pour en acheter une, la somme de vingt-cinq livres.
M. Pierre Jacques Maigniard s'offre pour voler aux frontières, pourvu
que l'Assemblée veuille bien passer la somme de deux cents livres à
sa mère, qui n'est pas fortunée, laquelle est d'Annonay-en-Vivarais.
L'Assemblée autorise son Président à prendre les renseignements au sujet
de la mère dudit citoyen.
M. Thomas offre la somme de cent livres par an, tant que durera la
guerre, pourvu qu'on lui conserve sa place.
M. Bastard fait don de la somme de cent livres et d'un habillement
complet.
M. Corpet, commis à la poste, donne la somme de douze livres et un écu
de six livres.
M. Thua offre et donne un coupon de la Compagnie des Indes, de la somme
de soixante-deux livres dix sols, et un autre de même valeur, pourvu
qu'on lui laisse son fusil.
M. Benard, hôtel d'Angleterre, offre la somme de douze livres par mois,
tant que durera la guerre.
MM. les administrateurs du bureau de liquidation, rue Verdelet, offrent
dix sols par jour, pour chacun de deux citoyens de la section qui
partiront aux frontières; en outre, un autre des administrateurs donnera
un habit complet.
Mme veuve Champion offre la somme de vingt-cinq livres.
Mme Bona, offre la somme de dix livres.