Présidence de M. Desvieux.
L'an 4e de la liberté et le 1er de l'égalité, vulgairement 1792, le
3 septembre.
L'Assemblée ayant nommé M. Dumontier (_sic_) père, président;
Après la lecture du procès-verbal, M. Raymont (_sic_) de Saint-Sulpice,
ayant annoncé, de la part d'une dame âgée de 87 ans, l'offrande de la
somme de cent livres pour l'équipement d'un volontaire, l'Assemblée l'a
autorisé d'en faire l'emploi. Son choix est tombé sur M. Vivier, enrôlé.
Ensuite sont passés dans le sein de l'Assemblée les braves volontaires
enrôlés, au milieu des applaudissements et des cris de _Vive la Nation_,
et de _Vivre libre ou mourir_.
M. le commandant a demandé que la section prît sous sa protection
spéciale les femmes et enfants des courageux citoyens qui volent aux
frontières pour écraser les tyrans ennemis de la liberté. L'Assemblée a
unanimement adopté cette proposition.
M. Palix, rue Comtesse-d'Artois, nº 81, s'engage à faire trois cents
livres de rente, payables par mois et d'avance, à l'épouse de M. France,
un des braves volontaires, lequel demeure rue des Prouvaires, nº 41,
maison de M. Dragon, boulanger.
M. Armet, avoué, demeurant rue des Prouvaires, prend le même engagement
et pour la même somme, à l'égard de M. Roblin l'un de nos braves
volontaires.
L'Assemblée a reçu la somme de soixante livres des sieurs Boulabert et
Garimond, entrepreneurs des travaux de Cherbourg.
M. Poussielgue l'aîné, commis de l'administration de la caisse de
l'extraordinaire, offre l'équipement complet, c'est-à-dire l'habit,
veste et culotte, bas, chemises et souliers, chapeau et tout ce qu'il
faut à un soldat.
M. Pardon, du même bureau, offre le même objet, et en outre la
somme de cent livres.
M. Poussielgue le jeune, du même bureau, offre la somme de vingt-cinq
livres.