[677] Citoyens de la section. L'initiative de ce membre
indiquerait-elle que certains se doutaient de l'imminence des
massacres? En tout cas, le postulant dont il est question ici
devait attacher une grande importance à la mise en liberté
_immédiate_ des sieurs Chignard et Laurent, si c'est bien lui
qui retourna le lendemain à la Législative faire à nouveau la
demande repoussée le 31 août par la section des Postes. Voici en
effet ce qu'on lit au _Procès-verbal de la Législative_, séance
du 1er septembre soir (tome XIV, p. 137): «Un citoyen de la
section des Postes vient réclamer contre l'arrestation faite de
deux citoyens à qui on a enlevé leurs armes et que l'on tient au
secret pour avoir signé la pétition des 20.000: cette réclamation
est renvoyée au pouvoir exécutif».—On remarquera cependant
que, d'après le procès-verbal de la section des Postes (séance
du 2 septembre; cf. ci-après, p. 237), les sieurs Chignard et
Laurent auraient été emprisonnés à la suite d'une difficulté
qu'ils auraient eue avec un des commissaires de la section. Mais
le procès-verbal ne dit pas _à quel sujet_ s'était élevée cette
difficulté.
[678] La Commune avait été cassée, le 30 août au soir, par la
Législative. Aussitôt plusieurs sections avaient confirmé leurs
commissaires; la section du Louvre, avant d'en faire autant,
avait été demander à la Commune confirmation du décret qui
cassait la Municipalité (cf. F. BRAESCH, _La Commune du 10 août
1792_, p. 449 en bas, et pp. 459-460).
[679] La société fraternelle séante à la Bibliothèque des
Jacobins-Saint-Honoré.
[680] Sur cet incident, voici un passage du procès-verbal de
la séance de la Commune, du 29 août, cité par MORTIMER-TERNAUX
(_Histoire de la Terreur_, t. III, p. 195, n. 2), d'après les
registres mêmes des procès-verbaux aujourd'hui disparus: «La
section des Sans-Culottes se présente au Conseil pour demander
un local où les députés des sections nommés _ad hoc_ puissent
se réunir pour constater les signatures des vingt mille. On
applaudit à leur zèle et on leur accorde la salle de la Société
fraternelle, aux Jacobins, avec invitation à la Société des
Jacobins de vouloir bien accéder à cette mesure.»
[681] Le tribunal du 17 août ne fut en effet installé
définitivement que le 1er septembre (voyez F. BRAESCH, _La
Commune du 10 août 1792_, p. 414 et n. 4).
[682] Les électeurs des députés à la Convention nationale.