PROCUREUR DE LA COMMUNE

Le Conseil général de la Commune, Monsieur le Président,

par un arrêté du 21 de ce mois, a cru devoir charger le Comité

permanent de chaque section de recevoir le serment de satisfaire à

la loi et à leur conscience. Le tableau sera envoyé au Procureur

de la Commune. Les employés de différentes administrations doivent

se présenter dans vos Assemblées. Mais tout commis, avant que de

jurer la liberté et l'égalité, doit, quand il est salarié par la

Municipalité, vous prouver une inscription dans la garde nationale

dès 1790, puisque la loi en avait fait un devoir, et la quittance

de toutes les contributions.

La Commune n'a pas le droit de nourrir des conspirateurs. Les

places ne sont pas destinées pour des imbéciles ou des traîtres

qui ont mieux aimé servir un roi que leur Patrie; elles doivent

être la preuve et le prix des services rendus à la Révolution;

tout employé doit subir la censure d'une Assemblée générale qui

sera son juge et sa caution.

M. le Procureur de la Commune invite MM. du Comité permanent de

la section de prévenir les électeurs du juré qu'ils doivent se

rassembler demain, à 10 heures du matin, pour faire de nouvelles

nominations.

Vous voudrez bien, M. le Président, faire apposer à l'instant

les scellés sur les cloches de paroisse de votre arrondissement et

ne laisser que les deux plus petites en activité, ainsi le veut la

loi, et l'en demande l'exécution à la rigueur; incessamment ces

cloches vont être enlevées; la matière sera convertie en canons et

leur son ne sera plus importun qu'aux ennemis de la Patrie.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 292 / 357 题