_Extrait du registre des délibérations du Corps municipal, du
vendredi 27 juillet 1792, l'an 4e de la liberté._
Le procureur de la Commune ayant exposé que les sections
désiraient depuis longtemps l'établissement d'un bureau central
de correspondance qui serait pour elles un moyen de communication
active et rapide; qu'un établissement de cette nature, utile
dans tous les temps, devenait nécessaire au moment où la loi
constituait les sections en état de permanence et qu'il convenait
qu'il fut placé dans la Maison Commune et sous les yeux du
ministère public, spécialement chargé de veiller à l'intérêt
commun;
Le Corps municipal a arrêté qu'il serait établi, sous la
direction et la surveillance du procureur de la Commune, un Bureau
central de correspondance entre les 48 sections, et il a chargé le
procureur de la Commune de proposer le nombre de commis qui devra
être attaché à ce Bureau, et la détermination de leur traitement.
_Signé_: PÉTION, maire.
ROYER, secrétaire-greffier.
Pour extrait conforme à l'original.
ROYER.
[451] C'est l'arrêté dont il a été question ci-dessus (voyez
p. 154, n. 444), sur les moyens d'exécuter le licenciement de
l'état-major. Voici ces quatre propositions, d'après le texte
même de l'arrêté: «1º la réorganisation d'un nouvel état-major;
2º la peine à infliger à ceux des officiers de cet état-major qui
contreviendraient à la loi qui leur défend de donner aucun ordre
sans qu'il soit émané de l'autorité civile, attendu que cette
peine n'a été prononcée par aucune loi» et la répartition des
canons des soixante bataillons entre les quarante-huit sections;
«3º la réduction des bataillons au nombre des sections...; 4º
la suppression de toutes prérogatives et distinctions accordées
exclusivement à certaines compagnies, comme étant contraires
au droit de l'égalité qui appartient à tous les citoyens, et
susceptibles d'inspirer un esprit de corps qui les isole et les
détruit».