QUARANTE-TROISIÈME ASSEMBLÉE.—DU MERCREDI 27 JUIN 1792

L'Assemblée générale de la section des Postes convoquée en la manière

accoutumée au lieu de ses séances ordinaires et réunie au nombre de plus

de cent citoyens, Monsieur Bellet, président du Comité ayant été nommé

pour la présider, et sur la proposition de nommer un secrétaire, M.

Légier a été nommé pour remplir cette fonction.

L'Assemblée, avant de passer à l'ordre du jour, a reçu deux députations,

la 1re de la section de la Croix-Rouge et la seconde de la section de

l'Arsenal; la première relative aux événements du 20 juin dernier[384],

et la seconde à l'adresse faite par la section des Postes aux citoyens

de Paris[385].

L'Assemblée passant ensuite à l'ordre du jour, il a été fait une motion

tendant à ce qu'il fût nommé quatre censeurs pour veiller à l'ordre et

rappeler les citoyens qui s'en écarteraient, et que, dans le cas où ils

y persisteraient, ils fussent invités à sortir.

Cette motion mise aux voix, l'Assemblée l'a adoptée.

Lecture ayant été faite de l'arrêté du Corps municipal qui devait faire

l'objet de la délibération, l'Assemblée, après avoir entendu plusieurs

citoyens, a fermé la discussion sur cet objet et adopté l'arrêté suivant

qui lui a été proposé:

L'Assemblée, délibérant sur l'arrêté du Corps municipal du 18 du

présent[386];

Considérant que le salut public et la tranquillité de la capitale

sollicitent la conservation des soixante bataillons de la garde

nationale de Paris;

Que, dans ce moment surtout, il est extrêmement important de ne

pas altérer l'unité de la force armée; que ce serait désorganiser

entièrement la garde nationale parisienne, dont l'organisation a été

arrêtée par les décrets de l'Assemblée constituante, jeter une pomme

de discorde entre tous les citoyens, lui ôter toutes ses habitudes,

dans des instants où il est si essentiel de l'attacher à ses drapeaux;

que ces soixante drapeaux offrent le gage sans cesse renaissant de la

fraternité qui existe entre tous;

A l'égard de ____________ (_sic_), arrêté qu'il n'y a lieu à

délibérer. A été faite ensuite une motion tendant à ce que cet arrêté

fût envoyé aux 47 autres sections; cette motion mise aux voix,

l'Assemblée a déclaré qu'il n'y avait pas lieu à délibérer. Elle a

ensuite nommé MM. Allan et Boussaroque commissaires recenseurs, pour

se rendre à la Commune et connaître le résultat du vœu des autres

sections. N'y ayant plus d'objets à traiter, la séance a été levée.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 172 / 357 题