M. Légier a été nommé secrétaire au lieu et place de M. Mareschal.

Il a été ensuite fait lecture du procès-verbal de la dernière séance, du

25 octobre dernier, lequel, s'étant trouvé conforme et personne n'ayant

réclamé, a reçu la sanction.

Les citoyens assemblés au nombre de cent, ainsi qu'il est constaté par

la liste d'enregistrement annexée au présent, et le certificat de M. le

président de ladite Assemblée[307].

Il a été fait une motion d'ordre [tendant] à ce qu'à l'avenir toutes

les Assemblées ne puissent avoir lieu sans qu'elles aient été affichées

et proclamées. Sur cette motion, l'Assemblée a arrêté qu'ayant été déjà

décidé[308] dans les précédentes Assemblées[309], il n'y avait pas

lieu à délibérer et qu'en conséquence les précédents arrêtés seraient

exécutés, et que M. le président aurait soin de tenir la main à leur

exécution.

Il a été question ensuite, de savoir quel sera le premier objet à

l'ordre du jour; l'Assemblée consultée a décidé qu'il serait statué sur

la pétition et l'emploi des six cents livres.

Avant de statuer sur cet objet, il a été fait une motion tendant à ce

que sur les six cents livres, il fût distrait une somme de deux cents

livres pour tenir lieu de la perte de pareille somme que l'on avait

éprouvée lors de l'échange des assignats par[310] le Comité de la

section. Cette motion ayant été discutée, et l'Assemblée ainsi que le

donataire ayant été consultés, il a été décidé à l'unanimité que cette

somme serait remise à M. Dufour qui avait supporté cette perte.

Il a été ensuite agité la question de savoir quel serait l'emploi

des quatre cents livres restant; après diverses pétitions sur cet

objet, l'Assemblée a arrêté que MM. Basty, Allavoine (_sic_), Régnard

(_sic_)[311] et Légier seraient nommés commissaires, à l'effet de

recevoir tous les mémoires qui leur seraient adressés par les différents

citoyens de la section sur les mentions de zèle, de patriotisme et de

vertu que l'on aurait pu faire d'eux, lesquels feraient ensemble, dans

la quinzaine, rapport de tous les mémoires pour être par l'Assemblée

statué, pour cette fois-ci seulement, sur le choix des huit citoyens

qui auraient mérité le plus particulièrement cette reconnaissance de la

part de leurs frères, et leur être distribué à chacun d'eux la somme

de cinquante livres, moins comme un secours pécuniaire, que comme une

couronne civique due à leur amour pour la patrie.

Il a été ensuite fait[312] par M. Dévieux (_sic_), l'un des quatre

commissaires nommés pour les subsistances, un rapport de toutes les

démarches qu'ils avaient faites, soit vis-à-vis de la Municipalité,

soit vis-à-vis du Département. Après ce rapport, l'Assemblée a entendu

la lecture des différentes observations de la Municipalité et du

Département[313].

L'Assemblée a ensuite entendu la lecture du rapport fait par les

administrateurs du département des subsistances au Corps municipal, et

dont l'envoi avait été ordonné aux quarante-huit sections[314].

Après quelques réflexions sur cet objet, M. le Président a levé

l'Assemblée.

Fait et arrêté en l'Assemblée générale des Postes[315] les jour et

an susdits.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 125 / 357 题