[117] Entre l'Assemblée générale du 10 février, dont on vient
de lire le procès-verbal, et la présente séance du 1er avril,
il y eut, comme on va le voir, deux Assemblées _primaires_,
c'est-à-dire _électorales_, les 28 et 30 mars. Ces séances ne
figurent pas au registre des Assemblées primaires de la section
des Postes conservé aux Archives de la Seine (VD* 1002). Ce
dernier registre commence en effet seulement à la date du 13
novembre 1791.
[118] Aux termes des décrets des 8 et 9 octobre 1789,
l'instruction des affaires criminelles était confiée à des
notables-adjoints élus par les communes parmi les citoyens «de
bonnes mœurs et de probité reconnue», âgés de vingt-cinq ans
au moins et sachant signer leur nom. Ces notables adjoints
devaient être changés tous les ans. Les premiers élus avaient
déjà plus d'une année d'existence lorsque, le 21 mars 1791, le
Corps municipal arrêta leur renouvellement. Aux termes de cet
arrêté, chaque section devait élire dix notables, le chiffre
total des notables adjoints étant de 480 pour toute la ville de
Paris; l'élection devait avoir lieu le 28 mars (voir le texte
de l'arrêté dans LACROIX, 2e série, III, 220-221). Le 22 mars,
le Conseil général approuvait cet arrêté du Corps municipal
(LACROIX, III, 245). Le lendemain 23, le Corps municipal
convoquait une seconde fois les sections pour le 28 (_ibid._,
250-251). Il est évident, d'après cela, que la section des
Postes dut commencer, le 28 mars, l'élection de ses dix notables
adjoints, qu'elle n'en put élire, ce jour-là, que cinq, et
qu'elle élut les cinq derniers le surlendemain 30 mars.
[119] On a vu plus haut que l'Assemblée, pourtant convoquée sur
la demande de cinquante citoyens, ne comprenait que quarante
membres.