[102] Le présent procès-verbal a déjà été édité par LACROIX,
2e série, II, 560, jusqu'à l'alinéa: «Sur la demande d'un
citoyen...».
[103] Cette délibération existe encore en un imprimé in-8º de 2
p., Bib. nat, rec. fac. Lb{40} 1958 (TOURNEUX, nº 8476). Cette
pièce a été reproduite par LACROIX, II, 560.
[104] LACROIX, II, 560, imprime: «... elle demande...».
[105] LACROIX, II, 560, qui arrête là sa citation,
ajoute: «_Signé_: DESLAURIERS, président; MARÉCHAL,
secrétaire-greffier».—Le projet de voyage de Mesdames, tantes du
roi, avait déjà fait l'objet d'un arrêté du Corps municipal, le 4
février 1791 (voyez LACROIX, II, 413 et 433-437). A la suite de
l'initiative prise, le 9 février, par la section de Mauconseil
et à laquelle nous venons de voir la section des Postes donner
son adhésion, une assemblée des commissaires de la majorité des
sections (trente-deux sections) annoncée, le 11 aux Jacobins par
Mauconseil (AULARD, _La Société des Jacobins_, t. II, pp. 81-82),
se réunit effectivement, le 12 aux Grands-Augustins et rédigea
deux adresses, l'une au roi, l'autre à l'Assemblée nationale,
dont elle fit donner lecture, le lendemain 13, au Corps municipal
(LACROIX, II, 548-549); le Corps municipal décida de se charger
de l'adresse et de la faire seulement à l'Assemblée nationale
(_ibid._, 550-552). Le 14 février, le Conseil général décidait
de porter lui-même l'adresse (_ibid._, 566-567), ce qui était
fait aussitôt; le 15, il arrêtait de présenter au roi la deuxième
adresse des sections. Malgré toutes ces démarches, les tantes du
roi n'en partirent pas moins, le 19 février au soir (LACROIX,
588, 589-597), quelques heures à peine après la présentation par
les commissaires des sections de leur adresse au roi (LACROIX,
II, 588, 589-597, 597-600).
[106] Cette partie du procès-verbal jusqu'à: «2º une délibération
de la section de la Bibliothèque...» a déjà été éditée par
LACROIX, II, 517, qui l'a fait précéder des mots suivants,
ajoutés au texte sans prévenir le lecteur: «L'Assemblée,
convoquée sur la demande de plus de 50 citoyens et de la manière
accoutumée...». De plus Lacroix supprime le 1º.
[107] Cet arrêté de la section de la Place-Louis-XIV, du 27
janvier 1791, fut lu le lendemain, à la séance du Conseil
général qui promit de le prendre «en très grande considération».
(LACROIX, II, 316.)
[108] Ici LACROIX (II, 517) a lu: «Les assemblées de la société
_ou_ club monarchique...».
[109] _Société des amis de la Constitution monarchique_, club
réactionnaire fondé, vers le milieu de novembre 1790, sous
l'influence du comte Stanislas de Clermont-Tonnerre, député de
la noblesse de la ville de Paris. Cette société, ayant imaginé,
le 18 décembre, d'établir une caisse pour distribuer aux
pauvres, dans les sections, du pain à un sou et demi la livre,
c'est-à-dire au-dessous du prix courant, fut suspendue par arrêté
du Corps municipal du 28 décembre 1790. Comme elle renonça à ce
système de propagande politique, le Corps municipal l'autorisa,
le 8 janvier 1791, à reprendre le cours de ses séances. Ensuite
la Société des amis de la Constitution monarchique chercha
à faire distribuer ses subsides par l'intermédiaire de la
Municipalité elle-même. De là, sans doute, l'arrêté de la section
de la Place-Louis-XIV, communiqué à la section des Postes, le
10 février, et dont on ne connaît pas exactement le contenu.
Ces deux sections ne furent du reste pas les seules, en janvier
et février 1791, à dénoncer le club monarchique; celles de
la Croix-Rouge, du Louvre, de la Place-Royale, de l'Arsenal,
etc., le poursuivirent également et le rendirent responsable
des troubles de la Chapelle survenus le 24 janvier. Aussi la
Municipalité fit-elle ouvrir, par son Comité des recherches,
une enquête contre ce club, tandis que celui-ci suspendait de
lui-même, pour la seconde fois, ses séances, en attendant la
décision à intervenir à son sujet (LACROIX, I, 620, 638-648,
658, 663-669; II, 32, 62-63, 68, 69-70, 229, 271-272, 316, 346,
355-375, 510, 521, 658, 677-681).
[110] Mot inutile et supprimé par LACROIX, II, 517.
[111] Ici il faut évidemment compléter, comme le fait LACROIX,
II, 517: «3º Les mesures à prendre pour la suppression...».
[112] Cette démarche de la section de la Place-Louis-XIV, du 27
janvier, ayant été suivie, le lendemain, d'une démarche semblable
de la section du Palais-Royal, le Conseil général, sur un
rapport, en date du 3 février, prit, le 7, un arrêté contre les
maisons de jeu (cf. LACROIX, II, 318, 399 et 474-476).
[113] Ce mot a également été supprimé par Lacroix, II, 517.
[114] LACROIX, II, 374, cite quelques autres sections que cette
question des munitions préoccupa vers la même époque.
[115] LACROIX, II, 517: «à nos frères de la section de la
Place-Louis-XIV». Lacroix, qui arrête là sa citation, y ajoute la
mention suivante: «_Signé_: DESLAURIERS, président; MARESCHAL,
secrétaire-greffier».
[116] DESLAURIERS Claude-François, membre de la Commune
constitutionnelle, électeur de la section en 1791-92, futur
membre de la Commune du 2 décembre 1792, 55 ans, habitait rue
Saint-Honoré, nº 49. Il était marchand papetier et faisait partie
du Comité de la section. C'est lui qui fournit à la section le
registre sur lequel sont inscrits les procès-verbaux que nous
éditons, comme le prouve l'étiquette collée à l'intérieur de la
couverture et dont voici le fac-similé:
+—————————————————————————————————+
| A L'ENFANT JÉSUS, _rue Saint-Honoré, près celle des Prouvaires_. |
| |
| DES LAURIERS, Marchand |
| |
| tient magasin de toutes sortes de papiers et généralement tout |
| ce qui concerne l'écriture et la fourniture des bureaux. |
| |
| A PARIS |
+—————————————————————————————————+
Voici le texte d'une autre étiquette collée à l'intérieur d'un
autre registre de la section des Postes (VD* 1002):
Rue Saint-Honoré, à côté de celle des Prouvaires.—DESLAURIERS
tient magasin de papiers tant pour l'écriture que l'impression,
la musique, le dessin et les plans. Papier d'Hollande doré, glacé
et à vignettes. Registres de toutes grandeurs et réglures. Boëtes
de bureau, plumes, canif. gratoirs, compas, règles nompareille.
poinçons, crayons fins d'Angleterre, encre de la Chine,
portefeuilles et écritoires de poche et de voyage. Souvenir en
peau d'âne, cartes d'échantillons pour les étoffes. Fabrique la
cire à cacheter et la bonne encre double.—_Fournit les bureaux et
fait des envois en province._—A PARIS.
Dans le présent registre la signature de Deslauriers est toujours
précédée du signe [signe] et, en face du procès-verbal de la
séance du 5 août 1791, on trouve, à la suite d'un passage ajouté
après coup au texte, les trois dernières lettres _ers_ du mot
Deslauriers, également précédées du signe [signe]. On peut se
demander si Deslauriers n'était pas franc-maçon.