fouille tous les aouls, sonde par-ci par-là, use de toutes sortes de
subterfuges pour dénicher les _kez_, qui demeurent presque toujours
invisibles. Une fois qu'il a fait son choix, il s'entend avec les
parents sur la dot à payer, après marchandage de part et d'autre.
Enfin, après s'être chamaillés pendant des semaines et des mois, on
tombe d'accord, et la jeune fille est désormais passée à l'état
d'objet quelconque. Après le contrat, pendant une année, défense lui
est faite de parler à des hommes autres que ceux de sa famille; elle
doit rester dans l'intérieur de la yourte, où les commères viennent la
visiter, passer d'innombrables heures à bavarder avec elle, et l'aider
à préparer son trousseau.
La cérémonie du mariage, présidée par le chef de la tribu, consiste en
un échange d'accolades entre époux et parents; après quoi, tous les
assistants communient dans une agape pantagruélique, où le koumiss
coule à flots, où les borsaks et les quartiers de moutons jouent des
rôles prépondérants. Le fiancé présente alors les troupeaux à son
beau-père. Celui-ci vérifie l'état des bêtes, et les compte pour
s'assurer qu'on ne l'a pas volé. Puis, en échange, il fait présent à
son gendre de quelques chameaux et chevaux. Ce présent forme la dot de
la jeune fille, elle lui appartient sa vie durant. Le mari en gère et
en conserve la propriété aussi longtemps qu'il retiendra l'épouse sous
le toit conjugal; s'il la répudie, il doit rendre son bien, à moins
qu'elle ne soit fautive.
[Illustration: Les glaciers du Djoukoutchiak-tao.--D'après une
photographie.]
Les Kirghizes ne prennent pas plusieurs femmes à la fois, comme le
font en général les musulmans. Ils n'en épousent qu'une seule; après
quelque temps, quand elle commence à déplaire, ils en épousent une
autre toute jeune, et ainsi de suite, autant que le leur permettent
les richesses dont ils disposent. La nouvelle arrivée est toujours la
favorite du mari. Les autres ne comptent plus. Tandis que la fraîche
épousée se dorlotera dans la yourte, choyée et gardée jalousement par
son maître, les autres travailleront dehors, et coucheront à l'écart.
Avant l'arrivée des Russes, les Kirghizes ne connaissaient guère
l'usage des monnaies; ils échangeaient leurs marchandises contre des
têtes de bétail. Encore maintenant, ils n'ont pas d'idées bien
précises sur la mesure du temps, ils ne savent pas leur âge, ni
l'année de l'ère musulmane. L'an se divise d'après les lunes, et les
mois selon les quartiers de celle-ci. Pour compter le temps, ils
disent: une journée, une demi-journée, un quart de journée. Cette
méthode sert aussi à mesurer les distances; ainsi, ils diront que tel
aoul se trouve à une demi-journée de marche, ou plus ou moins. Pour
les petites mesures, ils emploient les bras, les pieds, ou la main.
Il est difficile de rencontrer parmi les nomades du Tien-Chan, des
individus lettrés ou un peu distingués. Ceux qui savent lire ou écrire
se comptent sur les doigts. La plupart se prélassent dans une
inconsciente ignorance, et ils ne font rien pour se dégager de
l'avilissement qui les abrutit depuis un temps immémorial. Cette
abjecte barbarie les a toujours empêchés de se grouper en société
policée, et de former une nation homogène. Chaque tribu vit dans son
domaine, évitant le voisinage des autres. On campe dans des endroits
déterminés, où chaque yourte réoccupe le même emplacement que l'année
précédente. C'est une routine plutôt qu'une coutume, à laquelle,
cependant, le Kirghize, comme dans tous les actes de sa vie, est lié
corps et âme.
Les individus qui composent un aoul, vivant dans une communauté
patriarcale, sont solidaires des droits que leur ont légués les
ancêtres. Ainsi ils veillent à ce que les aouls avoisinants ne
viennent pas empiéter sur leurs pâturages, ce qui créerait des droits
pour plus tard. Il arrive, en effet, qu'une tribu très peuplée cherche
à s'étendre sur le territoire d'une autre dont le nombre des membres
est moindre. Souvent, elles se confondent ensemble.
Les Kirghizes sont restés comme ils étaient du temps où ils vinrent
établir leurs pénates dans les vallées sauvages des monts Célestes. La
vie des Kirghizes consiste à rééditer en tout point ce que firent et
ce que furent leurs devanciers. Et ça n'est pas près de changer.
Le sentiment chez les Kirghizes est très borné. Ils ne s'attachent pas
ou peu aux hommes et aux choses. S'ils sont capables d'aimer leurs
femmes, ce n'est pas par tendresse ou par sympathie, mais parce
qu'ils sont animés par l'instinct de la brute. Pour leurs enfants,
ils nourrissent une affection bien superficielle. S'ils aiment leurs
montagnes, c'est uniquement parce qu'ils y sont habitués, et
qu'ailleurs il ne leur serait pas si facile de conserver leur liberté
vagabonde. Ils n'ont aucune idée de patrie.
Les manifestations de leur intelligence n'ont pas des envolées d'une
très grande envergure. Ils ne possèdent aucun sens artistique. Ils
ornementent bien leurs feutres d'arabesques, les cuirs de gaufrages,
les harnais de placages d'argent, mais ces velléités sont tellement
primitives, qu'on ne peut en tenir compte. D'ailleurs, ces objets,
quand ils ne sont pas copiés, proviennent des Sartes ou des
Kachgariens.
Par contre les Kirghizes sont des troubadours inlassables. Presque
tous, hommes et femmes, dans un moment de délassement, fredonnent un
refrain, ou geignent une complainte. Ils l'accompagnent quelquefois
avec une espèce de luth creusé d'une seule pièce dans un morceau de
bois, sur lequel ils pincent des cordes en boyau. Un autre instrument
de musique plus commun, est un fifre fait d'une branche d'arbre,
fendue et creusée, qui produit un son rauque, cacophonique. Pour en
jouer, on appuie son extrémité supérieure contre une dent, et on ouvre
ou on ferme alternativement l'ouverture inférieure avec le doigt.
Le peuple kirghize est encore à l'état d'enfance. À côté de défauts
ataviques propres à la race et enracinés dans des coutumes surannées,
il présente des dispositions qui ne demandent qu'à être cultivées et
exploitées. Mais tant que leurs montagnes resteront leur domaine
exclusif et que des barrières de granit les sépareront du reste du
monde, les Kirghizes continueront à demeurer tels qu'ils sont.
Il faut qu'une sève nouvelle et puissante vienne aviver leurs forces
endormies, et qu'une race jeune et entreprenante les entraîne dans la
sphère de la productivité consciente de l'humanité.
Mais ce n'est pas de sitôt que cela arrivera. Et les Kirghizes
pourront encore longtemps jouir de la quiétude de leur vie solitaire,
et narguer la servitude que toute civilisation entraîne avec elle.
Il ne faudrait maintenant pas se méprendre sur la portée d'un voyage
au Tien-Chan. Sa raison d'être réside uniquement dans un but
scientifique. Il n'y a rien à y découvrir, sinon des glaciers et des
torrents. On n'y rencontre pas de cités tumultueuses ou de ruines
historiques; on ne risque pas non plus d'être dévoré par des
cannibales, et les explorateurs qui ambitionnent les aventures
fantastiques n'y trouvent pas leur compte. Cependant, pour celui qui
sait se contenter de la nature, brutale et vierge; pour celui qui
affectionne les sveltes élégances des pics et les sinuosités
immaculées des glaciers; pour celui qui s'extasie devant une fleur,
qui s'intéresse à un fragment de roche, et qui se réjouit de la vue
d'un humble insecte; pour cet homme-là, ces montagnes mornes et
désertes, et ces vallées immenses qui semblent à jamais condamnées à
la stérilité, s'animent, s'égayent et lui parlent de choses inconnues,
excitent sa naturelle curiosité de tout savoir, et l'incitent à la
conquête de nouveaux problèmes, à la découverte et à la solution de
nouvelles hypothèses et questions.
Notre petit voyage aux monts Célestes, s'il n'a pas été très gai, ni
très mouvementé, nous a toutefois mis dans les conditions de pouvoir
déterminer exactement la physionomie d'un vaste soulèvement terrestre
et surtout l'aspect d'une région jusque-là inexplorée.
Ces résultats, qui ne sont pas à dédaigner pour la science
géographique, suffisent à récompenser nos exploits d'alpinistes.
JULES BROCHEREL.
[Illustration: Tombeau kirghize.--D'après une photographie.]
Droits de traduction et de reproduction réservés.
* * * * *
TABLE DES GRAVURES ET CARTES
L'ÉTÉ AU KACHMIR
Par _Mme F. MICHEL_
En «rickshaw» sur la route du mont Abou.
(D'après une photographie.) 1
L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1
Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.
(D'après une photographie.) 2
Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,
d'après une photographie.) 3
Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du
Djhilam. (D'après une photographie.) 4
«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais
de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5
Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une
photographie.) 6
Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Mahârâdja à Srînagar.
(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7
L'entrée du Tchinar-Bâgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de
Srînagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du
Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7
Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8
Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,
à Delhi.) 9
Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10
La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11
Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12
«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne
et Shepherd, à Calcutta.) 13
Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de
Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13
Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un
vieux platane. (D'après une photographie.) 14
Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de
peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15
Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une
photographie.) 16
Troisième pont de Srînagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,
le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17
Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18
Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19
Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthân.
(D'après une photographie.) 20
Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à
Delhi.) 21
Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une
photographie.) 22
Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un
musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23
Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24
Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.
(D'après une photographie.) 25
Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,
à Houtamourou, près de Bhavan. 25
Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26
Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27
Ver-Nâg: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une
photographie.) 28
Temple rustique de Voutanâr. (D'après une photographie.) 29
Autel du temple de Voutanâr et accessoires du culte. (D'après une
photographie.) 30
Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après
une photographie.) 31
Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31
Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au
déblaiement. (D'après une photographie.) 32
Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.
(D'après des photographies.) 33
Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une
photographie.) 34
La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et
Shepherd, à Calcutta.) 35
Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.
(D'après une photographie.) 36
Maisons de bois, à Palgâm. (Photographie Bourne et Shepherd, à
Calcutta.) 37
Palanquin et porteurs. 37
Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche
miraculeuse. (D'après une photographie.) 38
Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar
au-dessus de Palgâm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 39
Vallée d'Amarnâth: vue prise de la grotte. (D'après une
photographie.) 40
Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du
Mahâgounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41
Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et
Zodji-Pâl. (D'après une photographie.) 42
Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43
Grotte d'Amarnâth. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43
Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une
photographie.) 44
Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45
Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46
Pèlerins d'Amarnâth: le Sâdhou de Patiala; par derrière, des
brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une
photographie.) 47
Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48
Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,
à Calcutta.) 49
Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49
Le Brahma Sâr et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.
(D'après une photographie.) 50
Lac Gangâbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu
Kissen, à Delhi.) 51
Le Noun-Kôl, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.
(D'après une photographie.) 52
Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur
«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53
Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54
«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie
par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55
La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srînagar. (D'après
une photographie.) 56
Nishat-Bâgh et le bord oriental du lac de Srînagar. (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 57
Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58
La mosquée de Shah Hamadan à Srînagar (rive droite). (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 59
Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60
SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE
Par _le docteur LAMY_
_Médecin-major des troupes coloniales_.
La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force
pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61
Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.
(D'après une photographie.) 61
«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de
Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62
À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63
Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.
(D'après une photographie.) 64
Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une
douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile
de palme. (D'après une photographie.) 65
Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.
(D'après une photographie.) 66
Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.
(D'après une photographie.) 67
La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une
photographie.) 68
Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69
La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70
Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les
indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,
d'après une photographie.) 71
La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72
Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une
photographie.) 73
Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une
photographie.) 73
Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74
La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une
photographie.) 75
Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de
cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76
Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.
(D'après une photographie.) 77
Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78
Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79
Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.
(D'après une photographie.) 80
Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes
et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81
Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après
une photographie.) 82
La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83
Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84
Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une
photographie.) 85
Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85
La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une
photographie.) 86
Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87
Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88
Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et
farniente Attié. (D'après une photographie.) 89
Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90
La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes
qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91
Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92
Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93
Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une
photographie.) 94
Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.
(D'après une photographie.) 95
Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une
photographie.) 96
L'ÎLE D'ELBE
Par _M. PAUL GRUYER_
L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et
violâtre. 97
Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une
blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97
Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98
Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,
trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99
Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon
pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100
Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101
La «teste» de Napoléon (page 100). 102
Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades
scintillantes de clarté (page 99). 103
Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu
sombre leur profil anguleux (page 99). 103
La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon
à Porto-Ferraio (page 101). 104
Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini
(page 102). 105
La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106
La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la
dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,
d'après le tableau de Gérard. 107
La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses
volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire
l'empereur (page 101). 107
Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du
soleil. 108
Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte
Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109
Un enfant elbois. 109
Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110
Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et
ses embarcations tirées sur la grève. 111
Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte
Giove. 112
... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées
(page 111). 113
La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur
s'asseyait pour découvrir la Corse. 114
La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de
rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115
Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont
l'air de dominos empilés... (page 118). 115
J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116
Une des trois chambres de l'ermitage. 117
L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la
comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117
Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle
espagnole (page 117). 118
La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La
chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119
Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120
Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121
L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du
temps.) 121
Le drapeau de Napoléon roi de l'île d'Elbe: fond blanc, bande
orangé-rouge et trois abeilles jadis dorées. 122
La salle de bains de San Martino a conservé sa baignoire de
pierre. 123
La chambre de Napoléon à San Martino. 123
La cour de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du
temps.) 124
Une femme du village de Marciana Alta. 125
Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques
représentant Napoléon et Marie-Louise. 126
San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes à
la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123). 126
Rideau du théâtre de Porto-Ferraio représentant Napoléon sous la
figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admète. 127
La salle égyptienne de San Martino est demeurée intacte avec ses
peintures murales et son bassin à sec. 127
Broderies de soie du couvre-lit et du baldaquin du lit de Napoléon
aux Mulini, dont on a fait le trône épiscopal de l'évêque
d'Ajaccio. 128
La signorina Squarci dans la robe de satin blanc que son aïeule
portait à la cour des Mulini. 129
Éventail de Pauline Borghèse, en ivoire sculpté, envoyé en
souvenir d'elle à la signora Traditi, femme du maire de
Porto-Ferraio. 130
Le lit de Madame Mère, qu'elle s'était fait envoyer de Paris à
l'île d'Elbe. 130
Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,
chauffait, à un petit brasero de terre jaune, ses mains
osseuses. 131
L'entrée du goulet de Porto-Ferraio par où sortit la flottille
impériale, le 26 février 1815. 132
D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE
Par _M. VICTOR CHAPOT_
_membre de l'École française d'Athènes_.
Dans une sorte de cirque se dressent les pans de muraille du
Ksar-el-Benat (page 142). (D'après une photographie.) 133
Le canal de Séleucie est, par endroits, un tunnel (page 140). 133
Vers le coude de l'Euphrate: la pensée de relever les traces de
vie antique a dicté l'itinéraire. 134
L'Antioche moderne: de l'ancienne Antioche il ne reste que
l'enceinte, aux flancs du Silpios (page 137). 135
Les rues d'Antioche sont étroites et tortueuses; parfois, au
milieu, se creuse en fossé. (D'après une photographie.) 136
Le tout-Antioche inonde les promenades. (D'après une
photographie.) 137
Les crêtes des collines sont couronnées de chapelles ruinées
(page 142). 138
Alep est une ville militaire. (D'après une photographie.) 139
La citadelle d'Alep se détache des quartiers qui l'avoisinent
(page 143). (D'après une photographie.) 139
Les parois du canal de Séleucie s'élèvent jusqu'à 40 mètres.
(D'après une photographie.) 140
Les tombeaux de Séleucie s'étageaient sur le Kasios. (D'après
une photographie.) 141
À Alep une seule mosquée peut presque passer pour une oeuvre
d'art. (D'après une photographie.) 142
Tout alentour d'Alep la campagne est déserte. (D'après une
photographie.) 143
Le Kasr-el-Benat, ancien couvent fortifié. 144
Balkis éveille, de loin et de haut, l'idée d'une taupinière
(page 147). (D'après une photographie.) 145
Stèle Hittite. L'artiste n'a exécuté qu'un premier ravalement
(page 148). 145
Église arménienne de Nisib; le plan en est masqué au dehors.
(D'après une photographie.) 146
Tell-Erfat est peuplé d'Yazides; on le reconnaît à la forme des
habitations. (D'après une photographie.) 147
La rive droite de l'Euphrate était couverte de stations romaines
et byzantines. (D'après une photographie.) 148
Biredjik vu de la citadelle: la plaine s'allonge indéfiniment
(page 148). (D'après une photographie.) 149
Sérésat: village mixte d'Yazides et de Bédouins (page 146).
(D'après une photographie.) 150
Les Tcherkesses diffèrent des autres musulmans; sur leur personne,
pas de haillons (page 152). (D'après une photographie.) 151
Ras-el-Aïn. Deux jours se passent, mélancoliques, en négociations
(page 155). (D'après une photographie.) 152
J'ai laissé ma tente hors les murs devant Orfa. (D'après une
photographie.) 153
Environs d'Orfa: les vignes, basses, courent sur le sol. (D'après
une photographie.) 154
Vue générale d'Orfa. (D'après une photographie.) 155