Les principaux adeptes et les principaux maîtres du stoïcisme furent
avec et après Zénon, Cléanthe, Chrysippe, Ariston, Herillus en Grèce, à
Rome Caton, Brutus, un peu Cicéron, Thraséas, Épictète (grec du reste et
qui écrivait en grec), Sénèque, et enfin l’empereur Marc-Aurèle. Le
stoïcisme devint assez vite une religion ayant ses rites, ses
obédiences, ses pratiques ascétiques, ses directeurs de conscience, son
examen de conscience, et ses adeptes ayant un costume traditionnel,
longue barbe et long manteau. Il eut une influence considérable,
comparable (comparable seulement) au christianisme, mais qui ne pénétra
que les classes élevées et les classes moyennes de la société antique,
sans aller, ou infiniment peu, jusqu’au peuple. Comme l’épicurisme, le
stoïcisme eut une renaissance aux temps modernes par opposition au
christianisme, renaissance dont nous nous occuperons plus loin.