SALLE DE SATURNE

N° 178.--RAPHAEL. _La Madone du Grand-Duc_. La plus belle des

Vierges de Raphaël, peinte en 1505, lorsqu'il était encore sous

l'influence du Pérugin, pour la couleur et le jet de la draperie, mais la

composition et le dessin y procèdent directement de Masaccio et de Fra

Bartolommeo.

La tête de la Vierge est un bijou de modelé et l'enfant qu'elle tient

assis sur sa main est exquis. Ce petit chef-d'oeuvre, exécuté pour le

grand-duc Ferdinand, fut conservé comme une sorte de palladium dans la

famille Médicis, de là lui vient son surnom de «Vierge du Grand-Duc».

N° 179.--SÉBASTIEN DEL PIOMBO. _Martyre de Sainte Agathe_. Ce

tableau, peint en 1520 sous l'influence romaine, est une belle oeuvre

inspirée par le style et le large dessin de Michel-Ange, mais avec un

coloris sobre d'une grande tenue.

N° 174.--RAPHAEL. _Vision d'Ézéchiel_. Ce petit tableau peut encore

être rangé dans l'ordre des tableaux symboliques, tels que les comprenait

le moyen âge, dont le but était de rendre frappantes pour les masses les

idées morales jointes aux faits matériels contenus dans l'Apocalypse et

les deux Testaments. Mais, dans la _Vision d'Ézéchiel_, Raphaël a

donné la beauté et la grandeur de la

Renaissance à l'ancien ordre de sentiments; il a représenté Dieu le Père

sous les traits d'un Jupiter Olympien porté sur les nues par les symboles

des quatre Évangélistes, et dont les bras étendus pour bénir sont

supportés par deux anges.

L'homme, attribut de saint Matthieu, qui a traité particulièrement la vie

humaine du Christ, se tient seul agenouillé aux pieds de Dieu qui bénit

en lui l'humanité dont le Christ assuma toutes les souffrances.

Cette très petite composition, traitée avec la finesse de la miniature,

est malheureusement rendue moins agréable par l'emploi de tons un peu

lourds.

N° 164.--PÉRUGIN. _La Déposition de Croix_. Ce tableau, peint à

Florence en 1495, offre une collection de têtes passives sans aucun

contraste, le tout plus intéressant par une excellente composition et

l'égalité du fini que par la profondeur du sentiment.

N° 159.--FRA BARTOLOMMEO. _Résurrection du Christ entre les

Évangélistes_. Ce tableau est peut-être ce que le maître a donné de

plus parfait; jamais on n'a poussé plus loin et allié davantage la

grandeur de la composition et la profondeur noble et grave du sentiment.

Les deux adorables enfants placés au bas du tableau tiennent un miroir où

le Frate a reflété comme paysage le monde.

+PALAIS PITTI+

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+GALERIE PALATINE+ | |

| SALLE |

| DEI PUTTI |

|__________________|

| |

| SALLE |

JARDINS BOBOLI | DE FLORE |

|__________________|

| |

| SALLE DE |

| LA JUSTICE |

__________________________________|__________________|__________

| | | | | | | | O

| |SALLE |SALLE |SALLE| | SALLE | SALLE | |

| | | DE | | SALLE | | |S---+-->N

| |DELLA |L'EDU-| DU | | DE | DU | |

| | |CATION| | D'ULYSSE | | | E

|GRAND |STUFA |DE |BAIN | | PROMÉTHÉE | PROCETTI |

| | |JUPITER | | | |

|VESTI-|______|______|_____|__________|____________|____________|___________

| | | | | | | |

|BULE | | | | | | |

| | | | | | | |

|DE | SALLE | SALLE | SALLE | SALLE | SALLE | SALLE |

| | | | | | | |

|L'ES- | DE | DE | DE | DE | | DE |

| | | | | | | |

|CALIER| L'ILIADE| SATURNE | JUPITER | MARS | D'APOLLON| VÉNUS |

| | | | | | | |

| | | | | | | |

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ENTRÉE

N° 151.--RAPHAEL. _La Vierge à la Chaise_. Ce tableau, peint en 1515

au moment où Raphaël travaillait à la chambre d'Héliodore au Vatican, est

le type le plus complet des Vierges romaines où l'artiste supprima toute

divinité de la figure de la Vierge pour la remplacer par ce qu'il

considérait comme le suprême de la beauté féminine, quelquefois

provocante, mais jamais virginale. Ici la Vierge n'est que le portrait

d'une belle Romaine en costume populaire et la composition de ce

médaillon célèbre, absolument banale, n'a pour elle que son beau coloris.

N° 190.--SUSTERMANS. _Portrait du fils de Frédéric II, roi de

Danemark_. Ce peintre flamand, qui vécut à Florence, a laissé

d'excellents portraits tenant un juste milieu entre Vélasquez et Van

Dyck. Ce joli portrait est d'une belle facture.

N° 113.--MICHEL-ANGE. _Les Parques_. Ce tableau paraît plutôt une

attribution; toutefois, s'il a été dessiné par Michel-Ange, il n'a

certainement pas été peint par lui, son coloris n'offrant aucune trace de

la vigueur parfois tragique, propre au pinceau de Michel-Ange.

Les Parques sont représentées sous les traits de trois vieilles femmes

d'un beau caractère, drapées de nuances trop claires.

Florence historique, monumentale, artistique · 第 53 / 76 题