BRONZES ANTIQUES

+Salles XI et XII+.

La collection des bronzes contenue dans deux salles comprend des pièces

d'ordre secondaire, exception faite toutefois des numéros suivants.

N° 424.--_Mercure_, connu sous le nom de _l'Idolino_, statue

nue de jeune homme, trouvée à Pesaro en 1530; oeuvre grecque remarquable.

N° 148.--Le bronze repose sur une base du XVe siècle, ouvrage de

DESIDERIO SETTIGNANO, travail d'une beauté, d'une élégance et d'une

richesse extrêmes, aussi bien dans les bas-reliefs que dans les ornements

qui le décorent.

A l'extrémité du corridor oriental s'ouvrent trois salles où sont

contenus les dessins.

La Galerie de Florence possède une des plus riches collections connues de

précieux dessins originaux des maîtres anciens. Commencée par le cardinal

Léopold de Médicis, on présume qu'il acheta, pour la former, le fameux

recueil composé par Vasari, alors qu'il travaillait à son ouvrage sur les

peintres. Enrichie, par la suite, de legs et de dons successifs, elle se

compose actuellement de plus de 35.000 dessins dont on a exposé les plus

remarquables, tous par conséquent de premier ordre.

+Salle I+.

La paroi du mur de droite est occupée par les dessins de l'école de

Giotto, parmi lesquels s'en retrouve un à la plume, très rare, de Taddeo

Gaddi. Ceux de Masolino, de Masaccio, d'Uccello, de Fra Angelico et de

Benozzo Gozzoli remplissent la paroi suivante. Les oeuvres les plus

saillantes sont:

N° 254.--PIERO POLLAJUOLO. Remarquables anatomies d'hommes assis.

Nos 267, 268, 269.--ANTONIO POLLAJUOLO. Études de nu.

Nos 261, 262, 263.--ANTONIO POLLAJUOLO. Études de femmes nues pour ses

Vertus.

Nos 276, 277, 278, 279.--ANTONIO POLLAJUOLO. Pape bénissant, études.

Nos 59 (256).--SQUARCIONE. Guerrier en armure.

N° 187.--BOTTICELLI. Anges lisant.

N° 190.--BOTTICELLI. Étude de femme nue.

N° 192 à 199.--BOTTICELLI. Études plus ou moins poussées, toutes d'un

beau mouvement et d'une grâce exquise.

N° 212.--BOTTICELLI. Étude admirable pour la Vénus de la National Gallery

de Londres.

Nos 200, 201, 202.--BOTTICELLI. Études.

N° 203.--BOTTICELLI. Étude connue sous le nom de «Circé». Deux femmes

nues drapées de gazes sont à côté d'un brasier où l'une d'elles prend des

tisons.

N° 1440.--PIERO DELLA FRANCESCA. Esquisse de «la Résurrection» de Borgo

San Sepolcro.

N° 184 T.--FRA FILIPPO LIPPI. Dessin rehaussé de blanc, la Vierge adorant

l'Enfant soutenu par deux anges, carton du tableau.

N° 1307.--Placé dans la troisième salle de l'école Toscane.

N° 139.--FILIPPINO LIPPI. Étude de tête pour la Vierge de la Badia

(bistre).

N° 129.--FILIPPINO LIPPI. Étude pour le Saint Bernard de la Badia.

FILIPPINO LIPPI. Esquisses à la plume et études pour les fresques de la

chapelle Strozzi à Sainte-Marie Nouvelle.

La paroi gauche de la salle est occupée par des dessins de maîtres

divers.

Ceux de MANTEGNA sont de premier ordre; ils semblent des bas-reliefs

antiques.

N° 395.--Hercule étouffant Antée.

N° 397.--Merveilleux dessin de Vierge en adoration.

N° 404.--Judith mettant la tête d'Holopherne dans un sac présenté par sa

suivante.

Étude plume, bistre et noir, d'une rare perfection. Elle porte la date de

1491.

N° 336.--Femme dont le vêtement s'envole. Les dessins de GHIRLANDAJO sont

presque tous des compositions et des études de sa fameuse fresque du

choeur de Sainte-Marie Nouvelle.

Nos 1246 et 1250.--SIGNORELLI. Études de démons et de damnés pour la

chapelle Saint-Brizio d'Orvieto.

N° 566.--SODOMA. Buste de jeune homme couronné de lauriers, admirable

dessin au crayon de couleur.

N° 594.--JEAN BELLIN. Portrait de jeune homme à la sanguine, qu'on croit

être le sien.

Des dessins de SÉBASTIEN DEL PIOMBO, d'autres d'ANDREA DEL SARTO,

compositions ou études pour les fresques exécutées à Florence, sont

dignes de remarque. Les maîtres vénitiens sont aussi nombreusement et

bien représentés.

+Salle II+.

N° 164.--PIERRE PÉRUGIN est représenté par des dessins de premier ordre.

Dans un même cadre se trouvent réunies les trois feuilles de la

composition du tableau de la «Déposition de Croix» du Musée Pitti. Toutes

les figures de cette pièce remarquable sont exécutées à l'aquarelle

rehaussée de blanc et précieusement finies.

Autre étude pour la fresque du couvent de Sainte-Madeleine des Pazzi.

N° 408.--Sainte Catherine, étude pour le tableau de Bologne.

N° 402.--Vénus et l'Amour, étude pour le Cambio de Pérouse.

Vingt-sept précieux dessins de LÉONARD DE VINCI de la plus grande rareté

atteignent tous le summum de la perfection.

N° 435 (1re salle).--Admirable lutte d'une chimère contre un lion (au

lavis).

N° 426.--Tête de jeune femme couverte d'un voile.

N° 425.--Tête de femme vue de face.

N° 414.--Jeune femme au crayon rouge, en buste.

N°427.--Admirable portrait d'homme, crayon rouge et noir.

N°419.--Tête de jeune femme au crayon rouge, d'un modelé précieux,

véritable petit chef-d'oeuvre. Son front est couvert d'un voile retenu par

une bandelette, ses longs cheveux tombent sur ses épaules, son profil

noble et délicat a une expression énigmatique.

N° 428.--Étude de tête pour une Madeleine, à la plume et au bistre.

Puis des études de draperies à la détrempe, des caricatures, des études

sur le laid, et enfin une curieuse feuille avec des esquisses de machines

annotée de la main de Léonard et datée de 1478.

Trente-sept dessins sont de la main de Raphaël. Quelques critiques que

l'on puisse justement adresser à l'incroyable fécondité de Raphaël et à

sa facilité trop excessive, comme dessinateur il est incomparable et la

pureté de son style reste unique.

«La Cavalcata». Un de ses plus fameux dessins à la plume, rehaussé

d'aquarelle. Il porte en haut l'explication du sujet et représente un des

épisodes de la vie d'Æneas Silvius Piccolomini, celui où il se rend au

concile de Bâle.

Le Pinturicchio, qui avait reçu la mission de retracer la vie d'Æneas sur

les murs de la Libreria de Sienne, n'avait pas eu de cesse qu'il n'eût

obtenu de son jeune camarade d'atelier que celui-ci exécutât un des

sujets à son choix. Le dessin en question est l'étude de cette

composition.

N° 259.--Étude pour le petit Saint George du musée de l'Hermitage de

Saint-Pétersbourg.

N° 530.--Étude pour le petit Saint George de la National Gallery à

Londres.

N° 521.--Étude pour la femme portant des amphores dans «l'Incendie du

Bourg» (Vatican, Chambres).

N° 531.--Dessin appelé «l'Idolino». Bacchus jeune porte un vase sur sa

tête.

Dessin pour la «Déposition de Croix» du musée Borghèse à Rome.

Étude au crayon rouge pour la «Vierge au voile» de la Tribune du Louvre.

Étude pour le «Saint Jean dans le désert» de la Tribune.

N° 1127.--Deux aquarelles rehaussées de blanc pour les loges du Vatican:

«l'Adoration du veau d'or» et «Moïse faisant jaillir l'eau du rocher».

Au crayon noir, la première esquisse de la «Vierge du Grand-Duc» du musée

Pitti. Au crayon rouge la composition de la «Madonna del Pesce» du musée

du Prado à Madrid.

Enfin, à l'aquarelle rehaussée de blanc, le fameux dessin de la peste dit

«il Morbetto» qui a été gravé par Marc-Antoine.

Les dessins de Michel-Ange, au nombre de vingt, sont autant de

chefs-d'oeuvre.

N° 608.--L'un d'eux offre le plus grand intérêt. A la plume et à

l'aquarelle, il donne le plan du fameux tombeau de Jules II, inexécuté,

au grand désespoir du maître.

N° 607.--Esquisse des tombeaux des Médicis à la sacristie neuve de

Saint-Laurent.

Deux esquisses du célèbre carton détruit de la «Bataille des Florentins

et des Pisans».

N° 599.--Têtes de femmes; l'une d'elles, casquée et la poitrine nue,

passe pour être le portrait de Vittoria Colonna.

N° 594.--Étude pour un des esclaves de la Sixtine.

N° 601.--La Furie appelée aussi «el Damnato». Tête de face, la bouche

ouverte et convulsée, les yeux féroces, les cheveux hérissés sous une

draperie soulevée par le vent.

Nos 606, 613, 616.--Études pour la Sixtine.

N° 601.--Ganymède (sanguine).

N° 614.--La Prudence, assise, avec son miroir, protège un enfant contre

la Folie symbolisée par un autre enfant caché derrière un masque.

N° 609.--La Fortune, le torse nu, à cheval sur sa roue.

+3e Salle+.

N° 1123.--ANTONIO POLLAJUOLO. Christ en croix entre la Vierge et saint

Jean.

N° 1129.--GHIRLANDAJO. «Le Mariage de sainte Catherine.» Figures en

camaïeu rehaussées de ton chair.

ALBERT DÜRER, dessins à la plume, précieux d'exécution et admirables de

composition.

N° 1077.--«Jésus portant sa Croix».

N° 1060.--Tête de jeune négresse.

N° 1063.--Homme debout, en armure, monté sur un lion; derrière lui, femme

montée sur un chien.

N° 1073.--«Le Cavalier de la Mort».

N° 1074.--«Le Fauconnier».

N° 1068.--«Déposition de Croix».

N° 1082.--MARTIN SCHÖNGAUER, soldat combattant contre un diable.

N° 1080.--Tête de Madeleine.

N° 1084.--ROGER VAN DER WEYDEN. Vision, personnages debout, agenouillés

devant une fenêtre; étude pour le tableau de Berlin.

* * * * *

A côté de la salle de Lorenzo Monaco, se trouve l'escalier descendant à

la galerie qui relie les Offices au palais Pitti en traversant l'Arno sur

le Ponte Vecchio. On remarque d'abord, dans cet interminable passage, des

gravures sur bois et sur cuivre des maîtres italiens, jusqu'à

MARC-ANTOINE RAIMONDI; d'autres plus intéressantes sont celles de

MANTEGNA, de DÜRER et de MARTIN SCHÖNGAUER; des vues des villes

italiennes au XVIIe siècle, et enfin une grande collection de portraits

tous mauvais, mais intéressants au point de vue de l'histoire du costume:

membres de la famille des Médicis, Papes, Cardinaux, Sultans, Rois de

France; portraits de dames de la Cour d'Angleterre et de Florentines

renommées pour leur beauté.

Florence historique, monumentale, artistique · 第 31 / 76 题