Un soir de joie, un soir d'ivresse, un soir de fête,
--Et quelle fête, et quelle ivresse, et quelle joie!--
Tu vins. L'impérial ennui sacrait ta tête;
Et tu marchais dans un bruit d'armure et de soie.
Tu dédaignas tous les bijoux et l'oripeau
De ruban, de dentelle et d'éphémère fleur....
Hermétique,[6] ta robe emprisonnait ta peau.
Oui, la fourrure seule autour de ta pâleur.
Tu parus. Sous tes yeux que le kh'ol abomine,
Le bal fut la lugubre et dérisoire histoire.
Les hommes des pantins qu'un vice mène et mine.
Les femmes, cœurs et corps fanés,--et quel déboire!