LES CHERCHEUSES DE POUX

Quand le front de l'enfant plein de rouges tourmentes,

Implore l'essaim blanc des rêves indistincts,

Il vient près de son lit deux grandes sœurs charmantes

Avec de frêles doigts aux ongles argentins.

Elles asseoient l'enfant auprès d'une croisée

Grande ouverte où l'air bleu baigne un fouillis de fleurs,

Et, dans ses lourds cheveux où tombe la rosée,

Promènent leurs doigts fins, terribles et charmeurs.

Il écoute chanter leurs haleines craintives

Qui fleurent de longs miels végétaux et rosés

Et qu'interrompt parfois un sifflement, salives

Reprises sur la lèvre ou désirs de baisers.

Il entend leurs cils noirs battant sous les silences

Parfumés; et leurs doigts électriques et doux

Font crépiter, parmi ses grises indolences,

Sous leurs ongles royaux la mort des petits poux.

Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,

Soupir d'harmonica qui pourrait délirer;

L'enfant se sent, selon la lenteur des caresses,

Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer.

The poem is "not really" like Tailhade's, but the comparison is worth

while. Many readers will be unable to "see over" the subject matter and

consider the virtues of the style, but we are, let us hope, serious

people; besides, Rimbaud's mastery is not confined to "the unpleasant";

"Roman" begins:

I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.

--Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,

Des cafés tapageurs aux lustres éclatants!

--On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin!

L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière;

Le vent chargé de bruits,--la ville n'est pas loin--

A des parfums de vigne et des parfums de bière....

The sixth line is worthy of To-em-mei. But Rimbaud has not exhausted his

idyllic moods or capacities in one poem. Witness:

Instigations Together with An Essay on the Chinese Written Character · 第 38 / 178 题