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En 1415, Jean Huss fut reconnu comme hérétique pour avoir dévoilé la
fausse croyance des catholiques et les mauvaises actions du pape, et il
fut condamné à mort, sans que son sang puisse être versé, c'est-à-dire à
être brûlé.
L'exécution eut lieu derrière les portes de la villes, entre deux
jardins. En arrivant sur place, Huss se mit à genoux et commença à
prier. Lorsque le bourreau lui ordonna de monter sur le bûcher, il se
leva et dit très haut:
«Jésus-Christ. Je vais à la mort pour avoir prêché Ta parole, je
souffrirai docilement.»
Les bourreaux, déshabillèrent Huss et lui attachèrent les mains derrière
le dos au poteau; ses pieds se trouvaient sur un banc. On mit du bois et
de la paille autour de lui. Le bois et la paille lui venaient jusqu'au
menton. Le chef impérial s'approcha alors de Huss et lui annonça qu'il
serait pardonné s'il se rétractait.
«Non, dit Huss, je ne me connais aucune faute.»
Les bourreaux allumèrent alors le bûcher, et Huss se mit à chanter la
prière: «Jésus, Fils du Dieu vivant, aie pitié de moi.»
Le feu monta, très haut, et bientôt Huss se tut.
C'est ainsi que les gens qui se qualifiaient de chrétiens, défendaient
leur croyance.
N'est-il pas évident que ce n'était pas une religion, mais la
superstition la plus grossière?
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Les gens ne commettent jamais de mauvaises actions avec plus de
sang-froid et d'assurance en leur justice, que lorsqu'ils le font en
vertu d'une fausse croyance.